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R. Kelly sous surveillance anti-suicide!

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Détenu au centre de détention métropolitain de Brooklyn, R. Kelly a récemment porté plainte contre l’établissement. Le chanteur a pointé du doigt ses conditions de détention, s’insurgeant notamment d’avoir été placé dans un quartier de surveillance anti-suicide.

Des ailes dans le dos aux menottes, il n’y a qu’un pas que R. Kelly a franchi à la vitesse de la lumière. L’interprète de I believe I can fly est en effet en prison depuis 2019 pour crimes sexuels et a vu sa peine s’alourdir après un procès en 2021 dans lequel il était jugé pour extorsion, exploitation sexuelle de mineures, enlèvement, corruption et travail forcé, des faits qui se seraient déroulés entre 1994 et 2018. La star qui avait épousé la chanteuse Aaliyah alors qu’elle n’avait que quinze ans, a été décrit comme un « prédateur », avant d’être condamné à 30 ans de prison.

Détenu au centre de détention métropolitain de Brooklyn, il a fait parler de lui très récemment en portant plainte contre l’établissement pénitentiaire. Selon R. Kelly il serait soumis à « une punition cruelle et inhabituelle ». Le chanteur a en effet été placé dans un quartier spécial où la surveillance est accrue, notamment pour éviter tout risque de suicide. R.Kelly délesté de douche de rasoir, de papier toilette, est également obligé de manger sans couverts. Il affirme donc que ses droits au 8e amendement ont été bafoués parce qu’il « n’est pas suicidaire et a expressément dit aux responsables du MDC qu’il n’était pas suicidaire et n’avait aucune pensée de nuire lui-même ou les autres ».

R. Kelly en « détresse émotionnelle » ?
Dans Page Six ce 3 juillet, on peut lire la réponse du bureau du procureur des États-Unis à cette plainte. Il y est indiqué que la superstar du RnB, sera bien maintenue sous surveillance médicale « pour sa propre sécurité », une décision prise suite à une évaluation psychologique. Les « conditions de vie actuelles de Kelly provoquent sans aucun doute une détresse émotionnelle », a écrit l’assistante du procureur Melanie Speight dans un document judiciaire déposé au tribunal de Brooklyn. « Il est un délinquant sexuel reconnu coupable qui a été condamné à passer les trois prochaines décennies en prison », a-t-elle ajouté. « Dans l’immédiat, il doit faire face à un autre procès pénal fédéral à Chicago pour des accusations liées à la pornographie enfantine ».

Pour le public, la décision prise par le bureau américain en charge des prisons apparaîtra comme la plus prudente. L’administration fait en effet l’objet d’une surveillance accrue depuis que le financier Jeffrey Epstein a été retrouvé mort derrière les barreaux en 2019 alors qu’il attendait son procès. L’ancien compagnon de Ghislaine Maxwell était accusé d’avoir sexuellement abusé de jeunes filles de 14 ans et de jeunes femmes à New York et en Floride au début des années 2000. Un épilogue douloureux pour les victimes, que le bureau est déterminé à ne pas voir se reproduire.

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