Conscientes de l’importance du choix « d’un nouveau dirigeant dans la vie de notre nation qui reste en attente d’un projet de société porteur de changements en faveur de toutes ses composantes, avec la consolidation des acquis en matière de démocratie », des organisations de la société civile pour la défense et la protection des droits des femmes sont montées au créneau pour interpeller les candidats à la présidentielle. Candidats qu’elles recevront tour à tour pour leur faire de leurs préoccupations relatives à question des femmes et enfants, dans leurs différents programmes.

Regroupées sous le thème, « Femmes unies pour un nouveau contrat social plus juste et plus équitable », le Conseil sénégalais des Femmes (Cosef), le Comité de lutte contre les violences faites aux femmes (Clvf), l’Association des juristes sénégalaises (Ajs), l’Association sénégalaise des femmes diplômées des Universités (Asfdu) et l’Association des femmes africaine pour la recherche et le développement (Afard) ont fait face à la presse, ce matin.

A les croire, « c’est une période pour les organisations de femmes de faire le diagnostic des progrès, des contraintes et des défis à relever par les candidats non pas par des discours mais par des engagements réels matérialisés dans un programme cohérent, prenant en compte leurs préoccupations ».

Rappelant les différents instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’homme et la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits des femmes en Afrique dont la Convention sur l’Elimination de toutes les formes de Discrimination à l’Egard des Femmes (CEDEF) et la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatifs aux droits des femmes en Afrique, qui vise l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes sous toutes ses formes ». Ainsi que les dispositions nationales qui devrait garantir les libertés individuelles, collectives et politiques.

Afin de mieux consolider ces acquis, en collaboration avec les autres organisations citées en haut, sous la houlette du Cosef, fort de son expérience de plus vingt ans sur le leadership et l’accès des femmes aux instances de prise de décision « a jugé important d’organiser une série de rencontres et d’échanges avec les candidats sur «le nouveau contrat social » », a indiqué sa présidente Mme Rokhiatou Gassama.

Leur objectif, « susciter une nouvelle dynamique, un processus de conscientisation des candidats sur les besoins des populations, notamment, ceux des femmes et des jeunes filles ». A cet effet, « chaque candidat apportera une réponse aux questions posées par les organisations, en rapport avec des thématiques de leur domaine d’intervention », précise Mme Gassama.

« L’objectif visé est d’analyser de manière croisée les différents programmes proposés par les candidats. Dans la finalité, il s’agira de recueillir leurs engagements par rapport aux défis liés aux préoccupations des populations d’une part, celles des femmes et des jeunes filles d’autre part, avec un accent particulier sur la prise en compte de leurs droits, au regard des textes », a-t-elle précisé.

 

Par mounamak

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