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Les 2 étudiants arrêtés le 26 février dernier inculpés

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AMADOU SOW et AMADOU WOURI BARRY, deux des étudiants arrêtés et conduits à la police du point E lors des manifestations du 26 Février lors de la levée de l’immunité parlementaire de Ousmane SONKO connaissent leur sort après 9 jours de garde à vue.

Une information de Me Khouraichi Bâ. L’avocat renseigne qu’ils ont été déférés au parquet le 1er Mars « neuf jours de cette pratique liberticide et si prisée du retour de parquet entre la cave et le violon du Commissariat Central, ils viennent d’être inculpés par le Doyen des juges. Le réquisitoire introductif établi le 02 Mars visait entre autres joyeusetés reprochées à ces deux patriotes, militants de FRAPP FRANCE DÉGAGE et pensionnaires du campus social de l’UCAD : participation à un mouvement insurrectionnel, tentative d’incendie volontaire et de destruction de biens, association de malfaiteurs. À la dernière étape de ce chemin de croix ils ont accueilli presqu’avec soulagement ce mandat de dépôt, signe qu’ils passeront ce soir leur première nuit en prison.

– MAME DAME LÔ et BADA NDIAYE, qui avaient été cueillis le même jour vendredi 26 Février dès potron minet dans leurs domiciles respectifs à TOUBA par une escouade d’éléments de la DIC venus de Dakar, viennent également de se faire notifier leur inculpation par le même juge du même cabinet pour des faits d’une gravité similaire quoique non identique, et finalement placés sous mandat de dépôt à l’issue du même calvaire carcéral dans les mêmes formes.

À ces deux jeunes responsables pastéfien et de Nittu Dëg Valeurs il est reproché l’organisation d’un mouvement insurrectionnel, la provocation à la commission de crimes et délits, détention et usage de chanvre indien pour l’un.

À noter que pour ces quatre jeunes compatriotes l’interrogatoire de première comparution avait été programmé dès le mercredi 3 Mars dernier. Mais en raison du fait qu’ils avaient tenu à être assistés par leurs avocats – ce que la loi impose d’ailleurs sous peine de nullité en matière criminelle – la séance avait dû faire l’objet d’un report au lendemain 4 Mars, donc pour respecter le délai de 24 heures prescrit par l’alinéa 5 de l’article 101 du Code de Procédure Pénale (comme ce juge a eu à le faire recemment pour M. Ousmane SONKO et plus recemment pour MM. ASSANE DIOUF et AMADOU CLÉDOR SÈNE).

Pourtant ces quatre citoyens sénégalais seront les victimes impuissantes d’une détention arbitraire sans précédent et ballottés en toute illégalité dans ce ballet ininterrompu d’allées et de venues de ce 4 Mars à aujourd’hui 9Mars…

La Chambre d’Accusation ne manquera pas de donner son avis sur cet impair aux allures de crime d’Etat.

– Des jeunes citoyens interpellés lors des violentes émeutes des derniers jours passaient ce matin à l’audience des flagrants délits du TGI. Certains manifestants ont bénéficié de la liberté provisoire mais au plus grand nombre, sur qui pèsent des présomptions de vol en réunion, cette faveur a été refusée par le tribunal. Tous comparaîtront le 16 courant pour s’expliquer sur les faits à eux reprochés.

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