DERNIERES INFOS
S'informer devient un réel plaisir

Violence dans la gouvernance de la forêt en Casamance

0

Les tergiversations sur le nouveau code forestier montrent bien l’embarrassas du gouvernement dans cette affaire. En tous cas,  il reconnaît que l’exploitation de la forêt  de la Casamance est au centre de la crise. Il suffit de jeter un coup d’œil sur la balance extérieure de la Gambie pour bien comprendre. Ce qu’il faut retenir dans l’exploitation du captal naturel, c’est que leur exploitation génère des rentes au-delà des coûts de production et des profits raisonnables. Depuis toujours, le partage de ces rentes  a été à la base des conflits dans les sociétés. Si les sociétés sont capables de définir les règles du jeu et de mettre en place des institutions pour les faire respecter, alors la violence est contenue et canalisée. Sinon, elle explose et peut conduire à des guerres civiles. Les règles du jeu et les institutions, c’est ce qu’on appelle le capital social.

L’Afrique et le Sénégal avec  ont un capital social faible. La violence dans l’affaire du bois en Casamance est le symptôme d’un mal plus profond. Le Président Macky Sall et son BBY ne croient pas à l’importance du capital social. Pour eux, c’est le Président de la République qui est l’institution,  qui seul définit les règles, c’est-à-dire,  fait ce qu’il veut. Un point c’est tout. «Ku Ayee wal sa moomee »  clame l’APR.

Dans ces conditions,  BBY dont le socle idéologique est l’accaparement et la prédation, est bien le responsable politique de la violence du bois en Casamance. Il est donc temps d’en finir avec le présidentialisme obscur de BBY. Il ne peut pas gérer nos ressources naturelles.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.