Des frissons! C’est ce qu’a éveillée la voix douce d’Amira Abed chez le légendaire musicien Pape Djiby Ba. Joint par Thieydakar.net, l’artiste parti en France depuis des années, se réjouit de la reprise faite par la jeune Amira Abed sur son « morceaux fétiche, Chérie Coco ». A l’en croire, une nouvelle étoile de la musique vient de naître et mérite d’être suivie. L’ancien pensionnaire du groupe « Star Band de Dakar » de feu Ibra Kassé  nous replonge vers les années 70 ou le tube cartonnait partout au Sénégal.

Il ne fait pas parti de ces artistes qui se « chamaillent » pour réclamer la paternité d’un morceau. C’est avec une grande générosité que Pape Djiby Ba a félicité Amira Abed sur la reprise « parfaite » de la chanson qui a bercé les mélomanes des  années 70-80.

« Je suis vraiment très content de la reprise que cette fille a fait de ma chanson fétiche. Amira Abed est la preuve parfaite que le Sénégal est un pays de culture.C’est le Sénégal qui gagne. Je demande à tous les sénégalais de l’aidé, c’est ce qui fait le Sénégal« , dit-il.

Sa voix immense avait cartonné en 1972 avec la sorite de son tube « Chéri Coco. En 2020, elle transcende les générations et reviens au devant de la scène avec cette cover d’Amira Abed. Certaines personnes s’en délectent encore.

 » Cette chanson à bercé m’a jeunesse, c’était vers les années 72 quand j’avais mon 3e enfant, je m’en souviens comme si c’était hier. Ce gars était l’un des meilleurs artistes de son époque », se souvient Mbène, la soixantaine révolue, fan inconditionnelle de Pape Djiby Ba.

L’artiste à la voix unique, a fait le tour du monde depuis ses débuts, plus besoin de prouver son originalité, la jeune génération le rend hommage, de la plus belle des manières.

Évoquant les  les raisons de son absence sur la chaîne musicale sénégalaise, l’ancien pensionnaire de la « Star Band de Dakar », nommé officier de l’Ordre national du mérite en 2012 par Macky Sall s’explique:  « Je chante toujours. Je suis parti en France pour faire des études au niveau du conservatoire Hector Belriose, et je donnait en même temps des cours de musique. Après mes études, j’ai continué dans la chanson. Je faisais, pendant plus de 15 ans, des prestations avec mon orchestre à l’ambassade du Sénégal en France« .

Etabli en Suisse depuis quelques années,  il a créé le groupe « Afro Suisse » et a participé récemment à un festival en Roumanie. « Je véhicule la culture sénégalaise partout dans le monde. D’ailleurs, je devais faire une tournée au Séngél avec mon groupe dans le cadre de la cooptation entre la Suisse et le Sénégal.  C’est le contexte pandémie qui nous a freiné » informe-t-il.

A l’en croire, il a quitté le Sénégal pour aller étudier la musique et partager son expérience. « Et je suis revenu pour montrer au Sénégalais cette expérience acquise depuis des années », dit-il.

Il est né en  1956 à Dakar, l’auteur, compositeur, guitariste, percussionniste, « xalamkat »)et interprète d’origine peule, Pape Djiby Ba s’est illustré sur la scène musicale sénégalaise grâce à son immense voix et son style entre mbalakh wolof, yéla peul, et folk song. Il a été propulsé au devant de la scène nationale et internationale par la sortie de sa cassette Takku Liguey avec le hit « Balya ».

Pape Djiby Ba débute  très jeune sa carrière musicale (14 ans) en 1968. Il est aussitôt repéré par feu Ibra Kassé qui l’engage comme chanteur dans l’orchestre Star Band qui anime les nuits chaudes du Miami Club de Dakar.  En 1972, il sort le titre « Chérie Coco », son style novateur alliant rythmes locaux (mbalax « yaba » et « ndaga » donnés par les tambours  et son immense voix aux inflexions multiples séduisent es mélomanes sénégalais.

Après ses tubes, « Yobalema » et « Ndenkaane » (1978) puis « Nga am sa doom » et « Ainuraxmati » (1980), réalisés avec l’orchestre Nguewel International de Dakar, Pape Djiby Ba collabore avec le Number One, participant à la réalisation de deux cassettes du groupe (Number One de Dakar Vol 1 & 2)…En 1981, il devient membre fondateur de l’Orchestre National du Sénégal.

Il fait un duo avec Youssou Ndour  sur le tube « Cheikh Ibra Fall »vient uprouver que Pape Djiby Ba est l’une des plus grandes voix de la musique sénégalaise. En 2009, cet artiste passionné de solfège réalise Sama Jiguen, un hommage aux femme.

Amira, la « Chérie Coco » de la musique sénégalaise

Amira Abed, cette jeune fille de 20 ans, plonge les nostalgiques du classique avec sa douce voix, qui sonne l’innocence et la bienveillance, aux temps au la « Star Bane  de Dakar  » monopolisé les radios et télévisions.Je
Née au Sénégal, et d’origine Sénégalo-libanaise, Amira est passionnée de musique depuis sa plus tendre enfance. Ayant commencé à chantonner à l’âge de quatre ans, elle découvre en 2015, « Chéri coco » de Pape Djiby Ba et Le Star Band de Dakar, une classique.

Lors d’un concours national, Amira chantait pour la première fois une reprise en wolof, qui manière inattendue, inonde les réseaux sociaux.  En 2017, elle est « validée » par Dadju lors d’une interpretation de son célèbre titre , »Jaloux », et qui lui donne comme surnom « Le miel ».

Aujourd’hui, la jeune étudiante en anglais, demarre se lance dans la musique en nous ramenant  au tempo du groupe Star Band de Dakar, une belle manière pour leur rendre hommage à Pape Djiby Ba et pour reconnecter la nouvelle génération à l’ancienne.

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