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VDN : un voleur lynché et ébouillanté

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Pris en flagrant délit de vol de catalyseur, Amadou Fall a été violemment tabassé et ébouillanté par une foule en furie. L’un de ses bourreaux présumés, à savoir Babacar Mbaye, a été interpellé et traduit hier, devant le tribunal de Dakar.

Amadou Fall a été victime d’une justice expéditive. Le voleur avait jeté son dévolu sur le catalyseur d’un véhicule de type Mercedes d’une valeur de 270 millions francs Cfa, appartenant à une société, située sur la Vdn (Voie de dégagement Nord). Il a été pris sur le fait par l’un des vigiles de l’entreprise, en l’occurrence Babacar Mbaye. Avant l’arrivée des riverains, ce dernier avait solidement attaché le délinquant avec une corde. C’est dans ces circonstances qu’il a été molesté et ébouillanté avec de l’eau chaude.

Après cette terrible agression qui est survenue à 3h du matin, Babacar Mbaye a abandonné le malfaiteur sur les lieux jusqu’à 6h du matin, avant de le mettre à la disposition des enquêteurs. Évacué dans une structure sanitaire de la place, Amadou Fall a mis tout sur le dos de Babacar Mbaye. Jugé hier, pour coups et blessures et blessures volontaires, violence et voie de fait ayant entraîné une incapacité temporaire de travail indéterminée, l’agent de sécurité a clamé son innocence. A l’en croire, il est parti informer ses trois collègues qui se trouvaient dans l’enceinte de l’entreprise, après avoir ligoté le voyou. Il a ensuite appelé son employeur au téléphone.

Entre-temps, le plaignant qui est toujours hospitalisé, a été passé à tabac par la foule en furie. « C’est sur instruction de mon employeur que je l’ai laissé sur les lieux. Je ne lui ai pas versé de l’eau chaude », a-t-il contesté. Face aux multiples interpellations de la représentante du Ministère public, le prévenu a changé de fusil d’épaule, déclarant que le voyou avait déjà des brûlures à la main au moment où il l’interpellait.

Estimant que les faits sont constants, la parquetière a requis deux mois de prison ferme. De l’avis de Me Michel Ndong, le comparant a commis une négligence, en abandonnant la partie civile sur les lieux. Écroué ce mardi 28 juin 2022, le comparant connaîtra son sort le 7 juillet prochain.

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