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Le récit glaçant d’une divorcée violée puis étranglée à…

S. Gaye n’arrive pas à oublier sa peine. C’est par des sanglots qui ont poussé le juge à suspendre quelques minutes l’audience que S. Gaye est revenue sur l’horrible nuit qu’elle a vécue. En plus d’être abusée, elle a failli passer de vie à trépas à cause des violences que son bourreau a exercées sur elle.
«Avec force, il m’a étranglée. Je me suis débattue. J’ai même failli mourir. Il a appuyé son pied sur ma poitrine et a inséré une partie de ma couverture dans ma bouche. Ensuite, il m’a étranglée avec une corde. J’ai vu la mort de près surtout quand il a dit qu’il est armé et qu’il va me tuer», a-t-il raconté.
Tel dans un cauchemar, la victime raconte que cette nuit du mois d’avril 2020, alors qu’elle dormait, elle a senti une présence humaine dans sa chambre. Ainsi, elle a sursauté de son lit et a aperçu une silhouette. Sans lui donner l’occasion de demander qui elle était, la personne s’est jetée sur elle avant de l’étrangler.  «Avec force, il m’a étranglée. Je me suis débattue. J’ai même failli mourir. Il a appuyé son pied sur ma poitrine et a inséré une partie de ma couverture dans ma bouche. Ensuite, il m’a étranglée avec une corde. J’ai vu la mort de près surtout quand il a dit qu’il est armé et qu’il va me tuer. Pendant que je me débattais, il soulevait ma jupe.
«Pendant que je me débattais, ma jupe en soie s’est relevée. Il en a profité pour me violer», a difficilement rappelé la dame qui a versé de chaudes larmes»
Poursuivant son récit, la victime ajoute : «avec sa main, il me faisait des attouchements. Il a commencé à sucer mes seins. Et quand je lui ai donné un coup de pied, il m’a mordue. Malgré mes coups, il a déboutonné son pantalon.» Et, fulmine-t-il : «pendant que je me débattais, ma jupe en soie s’est relevée. Il en a profité pour me violer», a difficilement rappelé la dame qui a versé de chaudes larmes. «Quand je me débattais, son pied a glissé et a touché mon téléphone. Pour que je ne l’identifie pas, il a tourné son visage mais je l’ai vu. Il a pris le portable qu’il a déposé par terre », a-t-elle poursuivi.
Selon S. Gaye, son bourreau n’est personne d’autre que le gardien de la maison voisine. En effet, explique-t-elle, après son divorce, elle n’avait pas de place chez ses parents. Face à cette situation, elle décide de louer une maison en construction, à Tivaoune Peulh. Selon elle, c’est plus simple pour elle. D’autant plus qu’elle doit économiser pour achever la construction de sa maison. À l’en croire, après sa sale besogne, son bourreau du nom de Mamadou Diouf est passé par la terrasse et a escaladé le mur de la maison d’à-côté qui était inhabitée au moment des faits.
En détresse, S. Gaye est partie chercher de l’aide, à cette heure tardive de la nuit. « Comme je l’ai aperçu au seuil de sa maison en train de vérifier si je suis sortie ou pas, j’ai préféré être discrète le temps qu’il rentre dans son domicile. Car, il a menacé de me tuer. Quand il est parti, je suis sortie et j’ai couru jusqu’à la quincaillerie pour trouver de l’aide. J’ai alerté les autres gardiens sans leur divulguer l’identité de mon agresseur. Instinctivement, ceux-ci ont appelé mon bourreau Mamadou Diouf qui est venu nous retrouver mais qui a préféré se mettre à l’écart. J’ai insisté pour qu’on m’amène à la gendarmerie », a-t-elle raconté. Mal-en-point, les gendarmes lui ont proposé d’aller se faire ausculter par un médecin avant de revenir pour faire sa déposition. « Il m’a mordue. J’ai également été blessée à l’œil et au cou », fulmine-t-elle.
Son bourreau Mamadou Diouf a comparu, hier, à la barre de la chambre criminelle de Dakar.  Le maître des poursuites, à l’instar des avocats de la plaignante, trouve que l’imputabilité des faits ne souffre d’aucune contestation. Il a ainsi requis 15 ans de réclusion criminelle contre Mamadou Diouf. À la suite de la défense qui a plaidé la relaxe, le tribunal a mis l’affaire en délibéré au 07 décembre prochain.

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