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Un réseau de proxénétisme entre la France, l’Espagne et la Colombie démantelé

Un tentaculaire réseau de proxénétisme passant par la Colombie et l’Espagne, pour prostituer des femmes en France, a été démantelé cette semaine, a-t-on appris ce vendredi 2 décembre. Au moins douze personnes ont été arrêtées.

Elles venaient d’Amérique du sud pour trouver un travail en France, avant d’être piégées et prostituées. Un réseau international de proxénétisme, exploitant au moins une cinquantaine de femmes pour des gains estimés jusqu’à 30 millions d’euros par an, a été démantelé mardi dans l’Hexagone, en collaboration avec les autorités colombiennes et espagnoles.

Le réseau s’étendait en effet sur plusieurs pays. Un couple, présenté par les enquêteurs comme étant à la tête du réseau, a été incarcéré en Colombie, tandis que quatre hommes et deux femmes ont été arrêtés en Espagne, avant d’être bientôt remis à la France. Dans l’Hexagone, deux hommes et deux femmes doivent être présentés à la justice ce vendredi, a indiqué une source policière.

L’enquête avait été ouverte il y a plus d’un an, en septembre 2021, pour proxénétisme, traite des êtres humains aggravé, blanchiment en bande organisée et association de malfaiteurs. Elle étitait confiée à la Junalco (à la Juridiction nationale chargée de la lutte contre la criminalité organisée).

UNE EXPLOITATION «ABSOLUMENT INDUSTRIELLE» DANS TOUTE LA FRANCE
Concernant les victimes, elles sont âgées de 20 à 40 ans étaient «principalement des Colombiennes et des Vénézuéliennes, mais aussi du Pérou et du Paraguay», a expliqué la commissaire Elvire Arrighi, cheffe de l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (Ocrteh), qui a piloté le dossier. «Elles étaient exploitées de manière absolument industrielle dans toute la France», jusqu’à une dizaine de passes par jour.

Le réseau était géré depuis la Colombie par un couple formé d’une Vénézuélienne et d’un Colombien qui faisaient miroiter aux victimes recrutées un avenir meilleur en Europe et récoltaient les gains. Deux «centres d’appels» en Espagne, à Malaga et Madrid, et un autre en France, étaient chargés de mettre en relation les clients français et les victimes.

Celles-ci «n’avaient aucune maîtrise de leur emploi du temps et devaient rendre compte par message après chaque prestation», a expliqué la commissaire. En bout de chaîne, des «petites mains» s’occupaient de la logistique (repas, transports, sécurité, etc…) pour qu’elles «se dédient entièrement aux passes».

Au total, le réseau aurait empoché au moins cinq millions d’euros par an, mais c’est «une fourchette basse» selon la cheffe de l’Ocrteh dont les enquêteurs pensent qu’elle peut atteindre «20 à 30 millions d’euros».

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