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Un réseau de chantage sur le net démantelé: des éléments de Seneweb mis en cause

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Selon les informations du journaliste d’investigation, Bakary Touré, la Division d’investigation Criminelle (DIC) vient de démanteler un réseau de chantage sur le net. A la tête de cette rocambolesque affaire, des éléments du site d’information en ligne Seneweb.

Un rebondissement de l’affaire Birima Mangara. A la date du 4 mai dernier, Ndéye Maty Fall, l’ex femme du ministre Birima Manga, accusée d’adultère, a reçu un coup de fil venant d’une inconnue.

Au bout, un seul message : « Madame Mangara, nous avons des vidéos et des captures d’images pornographiques que vous avez faites à la Mecque. Il faut venir me voir pour qu’on trouve une solution. Sinon, on va les publier ».
Un message qui n’a fait aucun effet sur la dame qui, n’ayant rien à se reprocher, refuse de céder au chantage.

Elle a cependant pris le soin d’aviser Bacary Touré, qui enquêtait déjà sur l’affaire Birima Mangara. Ce dernier lui a alors conseillé d’aller voir la Police. Ce que la dame a fait.
Ayant retracé et localisé l’auteur de l’appel anonyme, les enquêteurs se sont mis sur les traces de la dame. Alpaguée, cette dernière est rapidement passée aux aveux. Balançant même le nom de son complice C. A. Kane. Ce dernier travaille actuellement à Seneweb. Et selon les investigations de Touré, Kane est un pirate informatique « très craint dans le milieu de la presse en ligne ». Ses ex employeurs le décrivent comme « un manipulateur, un voleur de données personnelles qui essaie, ensuite, de faire chanter ses victimes ». Ce dernier, Kane, également pris par la Dic, a avoué son forfait tout en livrant son acolyte M. Ndiaye du site Dakarpost.
Mais les choses se sont encore plus aggravées lorsque les policiers ont commencé à inspecter le contenu des téléphones portables desdits « maîtres chanteurs ». Hormis l’image qui devait servir à faire tomber la dame Ndéye Maty Fall, d’autres images compromettantes ont été découvertes sur les cellulaires. Il s’agit de photos et de vidéos pornographiques de femmes sénégalaises, dont un bon nombre a déposé plainte au niveau de la Justice.
Devant ces faits irréfutables, l’employeur de Seneweb a fait tomber sa bande. Balançant ainsi les noms de Omz, A. Fall, N. K. Soumaré et N. F. Ndiaye, tous employés à Seneweb.
Le gang a mis sur pied un groupe WhatsApp dénommé « Seneweb group », qui compte pas moins de 256 membres. Dans ce groupe, les membres se partagent des photos et vidéos pornographiques « volées » à des sénégalaises, dans le but de les diffuser sur le net, notamment sur un site porno qui se dit sénégalais.
Toutes ces personnes citées dans cette affaire sont entendues par la Dic, pour les besoins de l’enquête. Mais il s’agit d’un dossier difficile à boucler, puisque qu’au delà de nos frontières, certaines des images sont diffusées à travers des plateformes américaines, qui échappent donc à notre système de contrôle.

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