L’enquête ouverte par la Gendarmerie de Ndkindy, a permis de savoir que, même si ces deux quidams n’ont pas opéré ensemble le même jour, leur mode opératoire s’est révélé être identique : Dérober des monuments funéraires, toutes décorations et ornements en aluminium, ainsi que tout autres métaux précieux installés dans différents mausolées du cimetière Bakhiya, pour les brader dans le marché noir. Une activité délictuelle au préjudice immense. A l’heure du bilan, ce sont plus de 100 tombes qui ont été dépouillées de leurs balustres en aluminium, ainsi que des grillages et couvertures. Au nombre des sites visités, figure celui du mausolée de Sokhna Awa Faye, mère du guide religieux Serigne Abdou Karim Mbacké, mais également celui du Secrétaire particulier de Serigne Fallou Mbacké, en l’occurence El Hadji Dramé. En sus de ces deux mausolées, les compartiments des grands dignitaires mourides, à l’image de Keur Serigne Mourtalla Mbacké, Keur Serigne Souhinbou Mbacké et Keur Serigne Massamba Mbacké, ont aussi reçu la visite des malfrats qui sont parvenus à y dérober un nombre important d’objets funéraires. Des vols et profanations qui ont laissé sans voix des habitués de ces cimetières qui ont listé une centaine de stèles pillées.

Cette recrudescence de vols de métaux dans les cimetières est imputée à des bandes de voleurs d’un type nouveau, qui se distingue par une organisation visiblement bien huilée. Cité au coeur de ces vols, M. N (20 ans) passe pour un habitué des lieux. Des usagers des cimetières Bakhiya qui l’ont formellement identifié, disent pourtant qu’il gagnait sa vie  en passant le clair de son temps à se confondre dans les foules accompagnant les cortèges funèbres. Après inhumation, M. N repartait avec la foule jusqu’à la maison mortuaire, où il offre ses services de laveurs de marmites et autres ustensiles. Cette tâche achevée et son dû empoché, il regagnait sa place habituelle, sous l’ombre des arbres qui jonchent la devanture des cimetières Bakhiya.

C’est le vendredi dernier, vers 14 heures, que le responsable des cimetières de Bakhiya a été avisé de la présence du jeune M. N à l’intérieur de son carré carré. Cette fois, muni de petits matériels, il s’attelait, prétexte-t-il, à réparer des grillages de sécurité de tombes. Son manège sera mis à nue. Pris la main dans le sac, son butin composé de plusieurs objets funéraires sera découvert dissimulé dans un coin discret des lieux. Interpellé par le personnel des cimetières, M. N passe aux aveux.

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