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TikTok va payer les artistes sud-africains, une première

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En Afrique du Sud, le réseau social TikTok a signé un partenariat avec les institutions chargées de récolter les droits d’auteurs. L’accord vaut également pour les 22 pays africains avec lesquels ces institutions travaillent. Un contrat gagnant-gagnant pour TikTok qui veut attirer les artistes sur sa plateforme et pour l’industrie musicale qui cherche de nouveaux revenus.
 
Sur l’application TikTok de son téléphone, Kammu Dee, fait défiler les vidéos : toutes accompagnées de musiques. « Tu vois, TikTok est très utilisé en Afrique du Sud » explique ce musicien qui est l’un des artistes du moment en Afrique du Sud avec ses morceaux d’Amapiano, le style musical en vogue.
 
« Ma musique est jouée tous les jours, dit-il. Tous les jours, des gens font des vidéos sur ma musique donc on attend beaucoup d’argent de cet accord et c’est une très bonne chose qu’ils l’aient signé, car un grand nombre de plateformes diffusent notre musique mais on n’en tire aucun revenu. Comme WhatsApp par exemple. Les gens partagent notre musique dessus mais WhatsApp ne nous paiera jamais. »
 
Négocier avec les plateformes pour récolter les royalties, c’est le travail de la Capasso (Composers, Authors and Publishers Association), l’association des compositeurs, auteurs et éditeurs. Elle représente 7 000 membres et 22 pays sur le continent. C’est la Capasso et l’Organisation Sud-Africaine des droits musicaux, la Samro qui ont négocié cet accord avec TikTok.
 
Une victoire financière
 
Une victoire financière pour les ayants droits lexique Roland Nzanzu, en charge des licences à la Capasso. « C’est un montant considérable – c’est tout ce que je peux dire pour l’instant. Nous avons déjà d’autres accords en termes monétaire ou économique beaucoup plus grands que celui que nous avons ici et nous continuons aussi à faire un effort pour entrer en accord avec d’autres plateformes », affirme Roland Nzanzu.
 
YouTube par exemple, a déjà signé un accord avec la Capasso. Si l’on parle beaucoup de TikTok c’est que le réseau social a rendu l’accord public. La plateforme a tout intérêt à attirer les artistes en s’affichant comme le bon élève du secteur. À l’autre bout de la chaîne, les maisons de disque ont besoin de TikTok car c’est notamment ici que la musique est massivement consommée.
 
Rowlin Naicker, Manager chez Sony Music Publishing explique que « pour l’industrie musicale en Afrique du Sud et même sur le continent, c’est très positif. Ça permet à un public plus large d’avoir de la visibilité, d’entendre et de voir ce qui se passe dans notre pays. C’est une manière unique de consommer de la musique. »
 
Maintenant que l’accord est conclu, le rêve pour les maisons de disques, c’est de reproduire le succès de Jerusalema. Ce tube planétaire venu d’Afrique du Sud propulsé en 2020 par le « Jerusalema Challenge »
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