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Tchad : Mahamat Idriss Déby promet d’organiser « un dialogue national inclusif »

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« Le Tchad continuera à tenir son rang et à assumer ses responsabilités dans la lutte contre le terrorisme et respectera tous ses engagements internationaux », a assuré le nouvel homme fort du Tchad, Mahamat Idriss Déby. Il s’exprimait lors d’une intervention télévisée, une semaine après la mort de son père Idriss Déby Itno et alors que l’armée tchadienne rapporte au moins 12 militaires et 40 djihadistes tués ce mardi.

Le Tchad occupe une place stratégique dans la lutte contre les djihadistes dans le Sahel. Cette annonce est donc encourageante, reste que pour la France, un des plus solides alliés du Tchad et la RDC, qui assure la présidence tournante de l’Union africaine (UA), la priorité est de régler la situation dans laquelle se trouve le Tchad actuellement.

« Sur le Tchad, nous avons parfaitement le même entendement que la France : il faut très vite revenir à l’ordre démocratique. Nous soutenons évidemment la stabilité actuelle, mais à condition qu’elle aille très vite vers la consolidation de la démocratie, des institutions démocratiques », a dit le président congolais, Félix Tshisekedi.

Le général Mahamat Idriss Déby a aussi promis d’organiser « un dialogue national inclusif » dans une période de transition de 18 mois. Une promesse que le président français espère qu’elle sera tenue.

« Nous appelons au respect des engagements pris par le Conseil Militaire de Transition, je suis pour une transition démocratique, pacifique, inclusive, je ne suis pas pour un plan de succession. Et la France ne sera jamais aux côtés de celles et ceux qui forment ce projet. Le temps est venu de lancer un dialogue politique national ouvert à tous les Tchadiens, c’est ce qui est attendu du Conseil Militaire de Transition, et c’est la condition-même de notre soutien », a martelé Emmanuel Macron.

En attendant, sur le terrain, les violences vont crescendo. Ce mardi, au moins neuf personnes ont été tuées dans des manifestations sporadiques contre la junte militaire à N’Djamena et dans le sud du pays. Il y aurait une quarantaine de blessés. La Convention tchadienne de défense des droits de l’homme (CTDDH), condamne « un usage disproportionné d’armes de guerre contre des manifestants à mains nues ».

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