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Soudan du Sud : au moins 594 civils tués dans des violences entre août et décembre 2022

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Au moins 594 civils ont été tués et 290 blessés entre août et décembre 2022 dans des affrontements entre milices armées dans le nord-ouest du Soudan du Sud, a déploré vendredi l’ONU, exhortant les autorités à poursuivre les responsables.

Plus jeune pays du monde, le Soudan du Sud est en proie à des violences à caractère politico-ethniques et à une instabilité chronique depuis son indépendance du Soudan en 2011.

62.000 déplacés
La mission de l’ONU au Soudan du Sud (MINUSS) a dénombré «594 civils tués et 290 blessés» dans les affrontements entre bandes armées et milices rivales dans l’État du Nil Supérieur, qui ont également fait au moins 62.000 déplacés entre août et décembre 2022.

«En outre, 258 personnes ont été enlevées et 75 femmes et filles ont été victimes de violences sexuelles», a déploré la MINUSS dans un communiqué, dénonçant des «atteintes graves au droit international humanitaire» ainsi que «des attaques aveugles, des enlèvements, des violences sexuelles, notamment des viols, des viols collectifs et l’esclavage sexuel». La MINUSS a affirmé à l’issue de cette enquête avoir identifié au moins 22 responsables.

«Impunité»
«J’appelle le gouvernement à prendre des mesures immédiates pour garantir que tous les responsables soient traduits en justice. L’impunité ne fera que perpétuer la situation précaire des droits humains dans le pays», a exhorté le Haut-Commissaire des droits de l’Homme de l’ONU Volker Türk. L’envoyé spécial de l’ONU au Soudan du Sud, Nicholas Haysom, a de son côté salué le déploiement dans la région de forces unifiées, composées d’anciens rebelles et de soldats gouvernementaux, preuve, selon le communiqué, que «le gouvernement prend des mesures pour atténuer la récurrence de la violence et protéger les civils».

Après avoir obtenu son indépendance, le Soudan du Sud a sombré dans une guerre civile entre les ennemis jurés Riek Machar et Salva Kiir, qui a fait près de 400.000 morts et des millions de déplacés entre 2013 et 2018. Un accord de paix signé en 2018 prévoit le principe d’un partage du pouvoir au sein d’un gouvernement d’union nationale, avec M. Kiir au poste de président et M. Machar à celui de vice-président. Mais il reste largement inappliqué, en raison des querelles persistantes entre les deux rivaux, laissant le pays en proie à la violence et à l’instabilité chronique.

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