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Somnilogues: « les hommes plus bavards et plus vulgaires que les femmes… », selon des études

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Les somniloques, c’est-à-dire ceux qui parlent pendant leur sommeil, sont généralement plus vulgaires la nuit que la journée, en particulier les hommes.

Selon des recherches menées par des médecins de la Pitié-Salpêtrière qui ont dévoilé les 883 déclarations nocturnes de 232 patients, dans la revue Sleep, après cinq ans d’investigations, sur dix personnes, sept ont déjà parlé au moins une fois la nuit. Mais seuls 6% des adultes sont de grands bavards, c’est-à-dire qu’ils s’expriment à haute voix au moins une nuit par semaine. Mais que disent-ils? Premier enseignement: les paroles ne constituent pas l’essentiel de l’activité verbale nocturne. Dans près de 60% des cas, les manifestations vocales n’étaient constituées que de murmures, de cris, de grognements, de pleurs ou encore de marmonnements. Lorsque des paroles sont prononcées, le terme le plus employé est le mot «non » et tous les mots associés (ne, n’a, etc.).

Apparamment, nous sommes beaucoup plus grossiers durant notre sommeil. «Alors que les mots “merde ” et “putain” ne sont quasiment jamais utilisés par les Français dans la vie de tous les jours, ils le sont beaucoup plus la nuit», assure le Pr Isabelle Arnulf, chef de service des pathologies du sommeil à la Pitié-Salpêtrière.

Selon l’étude, environ 10 % des phrases contiennent des grossièretés. Par exemple, «putain» constitue 2,4 % des mots employés la nuit… contre seulement 0,003 % des mots utilisés quotidiennement par les Français.

De plus, «les hommes parlent davantage que les femmes et sont plus vulgaires: 25 mots en moyenne dans la nuit pour 7 % de termes vulgaires, contre 15 mots pour les femmes et à peine 2 % de mots vulgaires», souligne le Pr Isabelle Arnulf.

Cette vulgarité pour ressortir du fait que «les gens n’extériorisent leurs rêves que lorsqu’ils s’animent vraiment et sont dans l’émotion», autrement dit, lorsque l’intensité du rêve devient importante, cela se manifeste par de la parole souvent enflammée… et des vulgarités, a expliqué ce dernier.

Un autre enseignement,  «les gens ne parlent pas seuls. Il ne s’agit pas d’un monologue intérieur, mais bien d’une conversation avec quelqu’un», explique le Pr Isabelle Arnulf. Ainsi, les chercheurs notent que lorsque les patients posent une question, ils attendent la réponse de leur interlocuteur rêvé avant de reprendre le fil de la conversation, comme si de rien n’était. Ainsi, près d’un quart des épisodes de paroles contient des questions: «Vous pouvez éteindre la clim?» «C’est pas six cents, hein?», «Comment on fait?», «Tu es restée m’attendre où?»

 

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