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Sommet Rotterdam : Macky fait la leçon à Macron et Cie

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A Rotterdam où il participe au sommet sur l’adaptation climatique, Macky Sall a rappelé aux grandes puissances leurs engagements, depuis l’accord de Paris, à soutenir l’Afrique.

Aux Pays-Bas, le Président Sall a insisté sur la vulnérabilité du continent face au changement climatique. Pis, il accuse du retard sur le processus d’adaptation et «bénéficie très peu des financements et investissements verts malgré l’existence des mécanismes dédiés».
Avec le projet majeur de la Grande muraille verte doté d’un Plan d’investissement prioritaire décennal (2021-2030) de 17,8 milliards de dollars, les 11 pays africains de la bande sahélo-saharienne au Sud du Sahara tentent de restaurer le paysage environnemental à travers des efforts de reboisement, de restauration des terres et de création d’activités agro-sylvo-pastorales génératrices de revenus.  «Ainsi, au titre de ses efforts internes, le Sénégal ambitionne de protéger 500 mille hectares de forêts, réaliser 500 mille hectares de plantations et réduire de 90% ses superficies vulnérables aux feux de brousse.

En outre, notre pays, parmi les pionniers dans la mise en œuvre de la Grande muraille verte, a versé l’année dernière, une contribution volontaire de plus de 800 mille dollars en appui à l’Agence panafricaine de la Gmv, en plus de ses cotisations statutaires», détaille Macky Sall dans son discours.
Pour lui, les efforts sont faits par ces pays, mais les promesses en faveur de la résilience climatique et économique et la relance post-pandémie Covid-19, «tardent à se concrétiser». «Il en est ainsi des 100 milliards de dollars par an, promis en soutien aux efforts d’adaptation et de réduction d’émissions des pays en développement ; engagement qui aurait dû être matérialisé depuis 2020. Au demeurant, cet engagement n’est pas une faveur faite aux pays en développement.  Il s’agit de mettre en œuvre le principe agréé de responsabilité commune mais différenciée, dans le cadre des efforts solidaires que tous les pays doivent mener pour sauver la planète terre, notre habitat commun», enchaîne le Président Sall.
Face aux dirigeants occidentaux, il fait un plaidoyer pour l’Afrique : «L’engagement financier de 100 milliards de dollars par an de 2020 à 2030,  l’affectation à l’Afrique d’une partie des Obligations Vertes (Green Bonds) et autres investissements innovants, en rendant les mécanismes d’accès aux finances climatiques plus simples et plus transparents.» Il ajoute : «En plus de l’objectif visant à recueillir 25 milliards de dollars d’ici 2025, nous attendons surtout du Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique, un accompagnement diligent en termes d’expertise pour l’accès des projets et initiatives éligibles aux mécanismes de financement vert.»
Par ailleurs, Macky Sall insiste sur le développement du nexus énergie-eau-agriculture résiliente. Ce qui permettra, selon lui, la disponibilité de l’eau, l’énergie verte, l’engrais vert et des semences et gènes améliorés, «ainsi que des équipements post-récolte, y compris la chaîne de froid et des magasins de stockage pour la conservation des produits». «C’est l’objet de la Conférence Feed Africa que le Sénégal et la Bad co-organisent en janvier prochain à Dakar», informe le Président Sall.

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