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PLUS DE 140 PERTES EN VIE HUMAINE EN MER EN 2017

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Les eaux engloutissent un grand nombre d’hommes  qui travaillent en mer. Un mal qu’il faut éradiquer par des mesures, au-delà des gilets de sauvetage. Il s’agit entre autres de la géolocalisation des embarcations de pêche semi-industrielle et artisanale qui fait l’objet d’un projet dont la deuxième phase  a été lancée hier.

Au moins 140 personnes ont disparu en mer en 2017. Les acteurs misent sur la géolocalisation pour amoindrir les risques. L’idée est de renforcer la sécurité avec des dispositifs beaucoup plus adaptés afin d’éviter que les pêcheurs disparaissent ou meurent souvent dans l’exercice de leurs activités.

Ledit projet contribuera en outre à l’amélioration de manière générale des pratiques de pêche. Pour ce faire, il est question du renforcement des mesures réglementaires, de l’aménagement de zones de pêche sous juridiction nationale.

En effet, le chef de mission de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a fait une évaluation positive de la première phase. Ce qui a permis d’apporter un certain nombre de  réponses sur l’identification du type d’appareil le plus adapté pour l’environnement des embarcations, l’efficacité de la plateforme de visualisation ‘’SeeOcean’’.

S’y ajoute, notifie Racine Kane, la pré-identification des zones d’activités de différentes pêcheries, le suivi de l’adéquation entre les pratiques de pêche et la réglementation, l’orientation de la surveillance au sein et aux alentours  et l’appropriation de la technologie de géo localisation par les acteurs.

« Ces résultats méritent bien d’être consolidés et élargis pour  une meilleure gestion du secteur, qui  hélas fait face à de sérieuses difficultés, dont malheureusement de nombreuses  disparitions d’équipages en mer. Rien qu’en 2017, les services compétents ont déploré 140 pertes en vie humaine ou des disparitions, soit une hausse de 63 % comparé à l’année 2016 où l’on a dénombré 92 victimes. »

Pour faire face à cette tragédie aux conséquences sociales et économiques incommensurables pour le pays dans son ensemble et la communauté de la pêche artisanale en particulier, l’UICN s’est engagée avec ses partenaires dans une seconde phase. Il s’agira de réussir l’acquisition d’appareils de nouvelles fonctionnalités et le renforcement des moyens techniques tels que, l’amélioration des moyens de suivi pour la transparence des activités de pêches, l’implémentation d’un système d’alerte d’urgence en cas de danger ou de perte de repères en mer. Ainsi 26 nouveaux appareils de géolocalisation améliorés seront mis à disposition dans les jours à venir et installés à bord des embarcations de pêche artisanale.

Le directeur  de la Prévention, de la Sécurité et de la Protection (DPSP) rappelle quant à lui que la pêche emploie plus de 600 000 personnes, contribue à hauteur de 3,2% au PIB et assure la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations en fournissant près de 70% des apports en protéines d’origine animale. La consommation moyenne est de 29,9 kg de poissons par an, alors que la moyenne mondiale tourne autour de 20 kg par an.

Les produits halieutiques sont au premier rang des recettes d’exportation du Sénégal avec respectivement 204,43 et 244,16 milliards de FCFA en 2016 et 2017. Cependant,  ajoute-t-il, « la raréfaction de plus en plus croissante des ressources halieutiques entraine des changements de comportement des acteurs de la pêche qui s’éloignent de plus en plus des côtes avec le  risque de disparition  occasionnant d’énormes  pertes en vies humaines et matérielles. Compte  tenu  de  tous  ces paramètres  et pour faire face à cette situation, le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime s’est engagé dans un processus de recherche de solutions pérennes pour la gestion de la sécurité en mer et la sauvegarde de la vie des pêcheurs artisans. Les vingt-six appareils de géo-localisation de la deuxième phase sont  dotés d’un système d’alarme qui pourra être déclenché en cas de détresse. Offerts gracieusement au ministère, ces appareils seront répartis comme suit : 8 pirogues équipées pour Yoff, 9 pour Kayar et 9 pour Joal ».

 

 

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