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«Paul AUSTER (1947-2004) écrivain du hasard et de l’errance, de la mémoire et des identités multiples» par Amadou Bal BA –

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«Si l’écriture de Paul Auster fascine, cela tient en bonne part à ce qu’elle a de raréfié et dense à la fois, comme si les phrases trompeusement simples qu’elles alignent ne faisaient jamais que délimiter une surface, mais une surface qui se creuserait en tiroirs secrets, d’issues dérobées, de passages insoupçonnés», écrit Richard SAINT-GELAIS. Figure centrale de la scène littéraire new-yorkaise, l’écrivain américain très francophile, aux identités multiples, Paul AUSTER nous a quittés le 20 avril 2024. «J’ai compris que je ne vivrai pas éternellement. Il faut longtemps pour apprendre cela, mais, une fois qu’on le découvre, le changement intérieur est complet, on ne peut plus jamais redevenir tel qu’on était», écrit-il dans «Moon Palace». Amateur de tabac, mort d’un cancer, son fils, Daniel, un photographe, que lui a donné Lydia DAVIS, est également décédé le 26 avril 2022 d’une overdose. En effet, Daniel AUSTER avait été auparavant inculpé homicide involontaire et négligence criminelle contre sa fille Ruby. Alors qu’il en avait la garde le 1er novembre 2022 chez lui à Brooklyn, le bébé avait été retrouvé inconscient.

Paul AUSTER est né le 3 février 1947 à Newark, dans le New Jersey, un coin déshérité qu’il s’est dépêché de quitter. Ses parents sont nés aux États-Unis, dans une famille juive ashkénaze originaire d’Europe centrale. «À en croire la légende familiale, le grand-père nommé Isaac Reznikoff quitta un jour à pied sa ville natale de Minsk avec cent roubles cousus dans la doublure de sa veste. À Ellis Island, le nouvel arrivant fut rebaptisé Ferguson», écrit Paul AUSTER, dans «4321», un récit sur son ancêtre. Son père est Samuel AUSTER (1911-1979), originaire du Wisconsin, une force fascinante de la contradiction. Distant et incapable de communiquer avec sa famille, son père était attentif et bienveillant avec les autres : «C’est que mon père avait des difficultés à interagir avec les personnes dont il était le plus proche : sa femme et ses enfants. Avec les autres, c’était différent. Par exemple, si quelqu’un était en panne sur une route en pleine nuit, cette personne appelait mon père, car elle savait qu’il viendrait l’aider. Il était aussi généreux et compatissant vis-à-vis de ses locataires les plus pauvres et de son neveu, mon cousin, dont il s’est occupé pendant de nombreuses années», dit-il dans une «Vie dans les mots». Sa mère, Queenie BOGAT, née le 2 février 1925, à Brooklyn, New York, d’ancêtres juifs autrichiens. «La famille de mon père avait été extrêmement pauvre et il craignait tant la pauvreté qu’il ne pouvait pas dépenser d’argent. La famille de ma mère avait un peu plus de moyens, mais pas beaucoup, et ma mère aimait acheter des choses. Mon père était chiche ; ma mère était dépensière et généreuse. C’est ce qui les a éloignés. Tout s’est terminé au moment où mon père a dit : “Je ne veux plus que tu fasses les courses. Je m’en chargerai», dit-il dans «Une vie dans les mots». En fait, ses deux parents avaient connu la Grande dépression et la Deuxième guerre mondiale : «Mes parents avaient tous deux connu la Crise, et aucun des deux ne s’était complètement remis de ces temps difficiles. Ils avaient l’un et l’autre été marqués par l’expérience de la disette, et chacun en portait la blessure à sa manière», écrit-il dans «Le diable par la queue. Pourquoi écrire ?».

Jeune, il était passionné de base-ball et son idole est Willie MAYS, joueur noir des Giants, né le 6 mai 1931 en Alabama. Très tôt au contact des livres par l’intermédiaire de la bibliothèque de son oncle traducteur, Allen MANDELBAUM (1926-2011), il est passionné de lecture «La lecture était ma liberté et mon réconfort, ma consolation, mon stimulant favori : lire pour le pur plaisir de lire, pour ce beau calme qui vous entoure quand vous entendez dans votre tête résonner les mots d’un auteur», écrit-il dans «Brooklyne Follies». Dans «4321», il ajoute «Cela me rend heureux de penser à tous ces livres que je n’ai pas encore lus, des centaines, des milliers, tant de découvertes à faire !». Paul AUSTER commença à écrire à l’âge de douze ans, des poèmes. Il fit un premier voyage en Europe (Italie, Espagne, Paris et Dublin, en l’honneur de James Joyce). Il a fréquenté l’université Columbia de New York de 1965 à 1970. En 1966, il rencontra Lydia DAVIS qui, étudiante à Barnard College, une lectrice passionnée de Samuel BECKETT (1906-1989, voir mon article, Médiapart, 7 mars 2023) et dont le père, professeur d’anglais, présenta Paul AUSTER au poète français Francis PONGE (1899-1988). Paul AUSTER démarre en qualité de chroniqueur littéraire notamment sur Frantz KAFKA ou Jacques DUPIN (1927-2012). Il publie ses premiers en France où il est établi depuis février 1971 avec Lydia DAVIS, originaire du Massachusetts, nouvelliste, romancière, professeure d’écriture créative et traductrice américaine, lauréate du Prix international Man Booker en 2013, qui sera sa femme de 1974 à 1979. À Paris, Paul AUSTER vit grâce à ses traductions de Jean-Paul SARTRE, Maurice BLANCHOT, Stéphane MALLARME, Guillaume APOLLINAIRE, André du BOUCHET. Il voulut y faire du cinéma, mais rata le concours d’entrée de l’IDHEC, mais ses romans ont une dimension scénique. En effet, le cinéma joue un rôle important dans les intrigues de Paul AUSTER, en particulier dans «Le Livre des illusions» et «Seul dans le noir». Les textes se déploient autour de différents angles d’approche des objets et des personnages, vus à travers l’objectif de la caméra. Il sera marié, à partir de 1982, à Siri HUSTVEDT, également poétesse et essayiste originaire du Minnesota et ont une fille, Sophie, née le 6 juillet 1987 à Brooklyn. Cet amour, avec Siri, arrivé après une période sombre l’a sauvé : «J’avais sauté de la falaise, et puis au tout dernier moment, quelque chose s’est interposé et m’a rattrapé en plein vol. Quelque chose que je définis comme l’amour. C’est la seule force qui peut stopper un homme dans sa chute, la seule qui soit assez puissante pour nier les lois de la gravité», écrit-il dans «Moon Palace».

Écrivain contemporain à succès, le plus lu, Paul AUSTER a réussi, contrairement au pressentiment de son père, à gagner sa vie en écrivant. Pour devenir écrivain, il faut croire en soi, être constant et s’en donner les moyens «C’est au printemps 1967 que je lui ai serré la main pour la première fois. J’étais alors étudiant en deuxième année à Columbia, gamin ignorant affamé de livres et pétri de la conviction (ou de l’illusion) que je deviendrais un jour assez bon pour me dire poète et, parce que je lisais de la poésie, j’avais déjà rencontré dans l’enfer de Dante son homonyme», écrit-il dans «Invisible». La clé de ses victoires demeure que chaque livre de Paul AUSTER, dans un souci d’originalité et d’étonnement, étant une exploration dans une voie inconnue de l’auteur lui-même, surprend même ses plus fidèles et avertis lecteurs. «La musique de chaque livre est différente de celle de tous les autres», dit l’auteur. Loin d’être un écrivain paresseux, en mal d’inspiration, routinier et vivant d’une rente de ses succès entre deux avions et conférences, entre amis complaisants, de connivence : «Dans son œuvre, son écriture est constamment définie par une loyauté envers son propos et une curiosité qui le conduit souvent vers des territoires inexplorés, produisant ainsi, dans chaque cas, un type de récit différent», écrit Inge B. SIEGUMELDT dans la préface de «Une vie dans les mots».

Passé maître dans la fabrication d’histoires et de mécanismes de narration subtils, dans sa production littéraire protéiforme, Paul AUSTER s’est frotté à tous les genres : roman, nouvelle, essai, théâtre, poésie, mémoire, autobiographie, correspondance «Je suis un auteur à obsessions multiples. Dès qu’il m’arrive quelque chose dans la vie, je développe une nouvelle obsession. Chaque discipline demande une autre facette de l’écriture, mais toute forme d’écriture me fascine. L’acte d’écrire est pour moi une façon de se connecter au monde autour de moi» dit-il au «Soir» de Bruxelles. En effet, Paul AUSTER est l’auteur de 34 livres, dont 18 romans, traduits en quarante langues. Ses ouvrages «L’invention de la solitude», «Le carnet rouge», «le diable par la queue » et «Excursion dans la zone intérieure» sont des autobiographies assumées : «J’ai consacré tant d’efforts à l’exploration des souvenirs de ces expériences, j’ai tout fait pour m’efforcer d’être honnête dans ce que j’écrivais, alors que tout ceci est transformé en une espèce de jeu habile et postmoderne m’a laissé sans voix. Comment pouvait-on se tromper à ce point ? Je voudrais donc une fois pour toutes déclarer, de façon formelle, que mes romans sont des fictions et mes écrits autobiographiques, des essais», dit-il dans «Une vie dans les mots». C’est la mort de son père, en janvier 1979, qui le motive davantage dans son ambition littéraire. Il abandonne la poésie pour les romans, en apprenant à réécrire, mais il était prêt et gonflé à bloc pour affronter ce nouveau défi. Cette période correspond également à la séparation avec Lydia DAVIS, une nouvelle vie qui commence : «Sans nul doute ce fut la mort de mon père qui, comme vous le savez, fut soudaine et constitua un choc pour moi. Il avait soixante-six ou soixante-sept ans, je n’ai jamais connu exactement sa date de naissance. Dans tous les cas, ce n’était pas un vieil homme. Il avait été en bonne santé toute sa vie. Il ne buvait pas, ne fumait pas. Il jouait au tennis tous les jours. J’ai toujours pensé qu’il vivrait jusqu’à quatre-vingt-dix ans et j’avais alors très peu, voire pas du tout, réfléchi à sa mort. Pourtant, elle vint. Elle se produisit. Et elle fut la cause d’un grand chambardement dans ma vie. La frustration d’avoir laissé tant de choses en plan entre mon père et moi m’a poussé à vouloir écrire sur lui», dit-il dans «une vie dans les mots».

Un ensemble de voix de poètes et d’artistes qui ont servi de tuteurs dans l’inspiration littéraire de Paul AUSTER, comme Edgar POE, Cervantès ou Montaigne. En effet, très jeune, il a été fortement influencé par la littérature russe «À 15 ans, j’ai découvert Crime et Châtiment de Dostoïevski. Ce livre m’a totalement transformé au point que je me suis dit : si écrire un livre peut apporter une telle émotion, alors c’est ce que je veux faire», dit-il. Fervent démocrate, ses romans ne sont pas à thèses, mais il raconte son Amérique, celle la guerre de mai 1968, de la Guerre du Vietnam, du racisme notamment dans «Vertigo», un roman aux allures fantastiques «J’avais douze ans la première fois que j’ai marché sur l’eau. L’homme aux habits noirs m’avait appris à le faire, et je ne prétendrai pas avoir pigé ce truc du jour au lendemain», écrit-il. En particulier, c’est sa ville, New York, l’objet de attentions littéraires de Paul AUSTER, digne d’un Charles DICKENS (1812-1870), c’est New York c’est la ville de la «Densité, immensité, complexité. C’était ça l’attrait de New York. Quand on a cette ville dans la peau, le reste de l’Amérique a l’air paumé», dit-il. Chaque auteur a ses obsessions, «Je voulais tout mettre sens dessus dessous. Je suppose que c’est une posture extrêmement ambitieuse : ne pas se satisfaire des conventions, en jouer parfois, puis mettre en évidence les normes traditionnelles et les étirer au-delà de leurs limites», dit Paul AUSTER, dans «Une vie dans les mots».

Plusieurs thèmes structurent la contribution littéraire de Paul AUSTER, notamment le hasard, l’errance, la mémoire, les identités, le moi, la judaïté, l’absence, la peur, la précarité, la solitude, la disparition, la fuite, la misère et la mort, la perte de langage, le temps et les espaces blancs, la relation entre le monde et le mot, le fantastique. «Une minute, nous sommes une chose, et la suivante une autre chose», écrit Paul AUSTER, dans ses identités multiples «Essayer d’être un autre est une façon de devenir soi-même. Et se reconnaître dans un autre est certainement aussi troublant que de ne pas se reconnaître soi-même», écrit Pierre FREMON, dans la préface de la «Trilogie new yorkaise». Paul AUSTER de préciser «Nous sommes tous étrangers à nous-mêmes, et si nous avons le moindre sens de qui nous sommes, c’est seulement parce que nous vivons à l’intérieur du regard d’autrui», écrit-il dans «Chroniques d’hiver». Par ailleurs, dans son roman, «Baumgartner», un homme frappé par le deuil s’interroge : pourquoi se souvient-on de certains moments et pas d’autres ?

Dans ses romans réalistes, comiques, métafictionnels, Paul AUSTER est constamment en quête de lui-même «Mon rêve a toujours été, depuis le début, d’écrire des romans, car cela vous donne, plus que n’importe quoi d’autre, l’occasion d’explorer tous les aspects de vous-même», dit-il. Paul AUSTER, notamment dans ses romans autobiographiques, comme «Chroniques d’hiver», a aussi abordé la fuite du temps sous l’angle du compagnonnage que tout individu entretient avec son propre corps. «Tout y est double, répétition, coïncidence, algèbre magique, nominalisme prophétique qui confondent les héros : nombre de ces signes s’adressent en effet non aux personnages, mais au lecteur, qui discerne bientôt la marque d’une écriture ironique. Les niveaux de lecture se dédoublent. Sur le plan du récit, le réel et la proie de forces chaotiques, menant à la confusion psychologique, à l’épuisement des ressources et des corps. Puis le geste métafonctionnel se dévoile. Sous la surcharge baroque des masques et des impostures, dans le dépli de la conscience et des hasards nécessaires, une écriture-miroir, un texte largement autographique se découvrent. Sous les oripeaux de la fiction apparaît la figure en trompe-l’œil de l’écrivain. Entre jeu et gravité, les romans de Auster dévoilent une écriture de l’écriture, un texte spéculaire, à la fois intime et ludique», écrit François GAVILLON, dans «Paul Auster, gravité et légèreté de l’écriture».

Très souvent, à la source de l’acte d’écrire se trouve quelque part une blessure. Ici c’est la blessure de l’enfance avec la figure tutélaire du père. «Je crois que chaque artiste, chaque personne, qui fait une vie comme ça dans la peinture, dans la musique, dans la littérature, est quelqu’un pour qui le monde n’est pas suffisant. Toujours des gens blessés d’une manière ou d’une autre», dit-il, à France Inter, le 3 mars 2013. En effet, Paul AUSTER, à la suite de son divorce avec Lydia DAVIS, et du décès de son père en 1979, Paul AUSTER entre sensations, souffrance plonge dans la scène troublée de sa vie familiale et y puise une grande inspiration littéraire. Adulte avait découvert que son grand-père avait été tué d’un coup de revolver par sa grand-mère, il la trompait. Ses parents, un couple malheureux avait été séparé, et sa mère remariée, il a donc peu vécu avec son père. Il apprendrait que son père est mort d’une crise cardiaque en faisant l’amour avec une jeune fille. À la suite de son divorce et de difficultés financières, il déménage de Manhattan pour aller s’installer dans le quartier de Brooklyn à New. Tout cela favorise et accélère une vocation littéraire «Paul Auster est devenu écrivain parce que son père, en mourant, lui a laissé un petit héritage qui l’a soustrait à la misère. Le décès du père n’a pas seulement libéré l’écriture, il a littéralement sauvé la vie du fils. Celui-ci n’en finira jamais de payer sa dette et de rembourser en bonne prose le terrifiant cadeau du trépassé. Comment être soi-même au monde quand son propre père était hors-jeu ? Paul Auster devra sauver son père de l’oubli pour le remettre au monde et par là même justifier sa propre naissance. En enfantant son propre parent à travers les mots, l’auteur rétablit les fils d’une transmission rompue et se donne la possibilité d’avoir des enfants à son tour. Au commencement sont donc la faute et la dépossession. Il faut mourir à soi-même, semble dire Auster, pour exister, il y a un sens rédempteur de l’annulation. La mort est le préliminaire à la résurrection», écrit Pascal BRUCKNER, dans la préface de «l’invention de la solitude», un livre fondateur, une clé de voûte de la contribution littéraire de Paul AUSTER convoquant la mémoire familiale. Dans son roman, «Le livre des illusions», il s’interroge, «Comment reprendre goût à la vie lorsque les êtres que l’on aime sont morts de façon tragique ?».

En définitive, toute existence dédiée à l’écriture de la douleur est un acte de célébration de la vie «Vivre, c’est éprouver de la douleur et vivre dans la peur de la douleur, c’est refuser de vivre», écrit-il dans «Baumgartner». À travers l’écriture, Paul AUSTER a toujours de nobles et humanistes objectifs : «Rendre le monde meilleur. Apporter un peu de beauté dans les coins ternes et monotones des âmes. Peu importe la forme que ça prend. Laisser le monde un peu meilleur qu’on ne l’a trouvé. C’est ce qu’un homme peut faire de mieux», écrit-il dans «Tombouctou».

Références bibliographiques très sélectives

I – Les livres de Paul AUSTER

AUSTER (Paul), 4321, traduction de Christine Le Bœuf, Arles, Actes Sud, 2018, 1024 pages ;

AUSTER (Paul), Baumgartner, traduction d’Anne-Lise Tissut, Arles, Actes Sud, 2024, 208 pages ;

AUSTER (Paul), Chroniques d’hiver, traduction de Pierre Furlan, Arles, Actes Sud, 2013, 256 pages ;

AUSTER (Paul), Constats d’accident et autres textes, traduction de Christine Le Bœuf, Arles, Actes Sud, Montréal, Leméac, 2003, pages ;

AUSTER (Paul), Dans le scriptorium, traduction de Christine Le Bœuf, Arles, Actes Sud, Montréal, Leméac, 2007, 166 pages ;

AUSTER (Paul), Disparition, traduction de Danièle Robert, préface de Jacques Dupin, Arles, Actes Sud, 1994, 174 pages ;

AUSTER (Paul), Excursions dans la zone intérieure, traduction de Pierre Furlan, le point de vue des éditeurs de Marie-Catherine Vacher, Arles, Actes Sud, 2014, 368 pages ;

AUSTER (Paul), Histoire de ma machine à écrire, traduction de Christine Le Bœuf, Arles, Actes Sud, 1988, 96 pages ;

AUSTER (Paul), Invisible, traduction de Christine Le Bœuf, Arles, Actes Sud, 2010, 304 pages ;

AUSTER (Paul), Je pensais que mon père était Dieu et récits de la réalité américaine, traduction de Christine Le Bœuf, Arles, Actes Sud, 2001, 486 pages ;

AUSTER (Paul), L’art de la faim, traduction de Christine Le Bœuf, Arles, Actes Sud, 1993, 480 pages ;

AUSTER (Paul), L’invention de la solitude, traduction de Christine Le Bœuf, lecture de Pascal Bruckner, «Paul Auster ou l’héritier sans testament», Arles, Actes Sud, 2003, 74 pages ;

AUSTER (Paul), La musique du hasard, traduction de Christine Le Bœuf, Paris, L.G.F., 1995, 230 pages ;

AUSTER (Paul), La nuit de l’oracle, traduction de Christine Le Bœuf, Paris, L.G.F., 1995, 294 pages ;

AUSTER (Paul), Le carnet rouge, traduction de Christine Le Bœuf, Arles, Actes Sud, 1993, 70 pages ;

AUSTER (Paul), Le diable par la queue. Suivi de Pourquoi écrire ? traduction de Christine Le Bœuf, Arles, Actes Sud, 1999, 182 pages ;

AUSTER (Paul), Le livre des illusions, traduction de Christine Le Bœuf, Paris, LGF, Le Livre de Poche, 2004, 390 pages ;

AUSTER (Paul), Le voyage d’Anna Blume, traduction de Pierre Furlan et Patrick Ferragut, Arles, Actes Sud, 1989, 208 pages ;

AUSTER (Paul), Léviathan, traduction de Christine Le Bœuf, Arles, Actes Sud, 1994, 422 pages ;

AUSTER (Paul), MESSER (Sam), L’histoire de ma machine à écrire, traduction de Christine Le Bœuf, Arles, Actes Sud, 2003, 74 pages ;

AUSTER (Paul), Moon Palace, traduction de Christine Le Bœuf, Arles, Actes Sud, 1992, 299 pages ;

AUSTER (Paul), Mr Vertigo, traduction de Christine Le Bœuf, Arles, Actes Sud, 1994, 320 pages ;

AUSTER (Paul), Revenants, traduction de Pierre Furlan, Arles, Actes Sud, 1988, 102 pages ;

AUSTER (Paul), Seul dans le noir, traduction de Christine Le Bœuf, Arles, Actes Sud, Montréal, Leméac, 2009, 198 pages ;

AUSTER (Paul), Tombouctou, traduction de Christine Le Boeuf, Arles, Actes Sud, 1999, 224 pages ;

AUSTER (Paul), Trilogie New-Yorkaise. Romans. Cité de verre, Revenants. La chambre dérobée, traduction de Pierre Furlan, préface de Jean Frémon, lecture de Marc Chénetier, Arles, Actes Sud, 1991, 454 pages ;

AUSTER (Paul), Une vie dans les mots, conversations avec I.B Siegumfeldt, traduction de Céline Curiol, Arles, Actes Sud, 2020, 352 pages.

II – Les Critiques de Paul AUSTER

ARTE, «Paul Auster Confidential», réalisation et scénario de Gérard de Cortanze, et Guy Seligman, Paris, 21 octobre 1998, durée 2 h 14 minutes ;

BARONE (Dennis), Beyond the Red Notebook : Essays on Paul Auster, University of Pennsylvania Press, 1995, 224 pages ;

BOURTON (William), «Paul Auster s’est envolé», Le Soir, de Belgique, 1er mai 2024 ;

BROWN (Mark), Paul Auster, Manchester, Manchester University Press, 2007, 234 pages ;

BUSNEL (François), «Paul Auster : Tout commence avec le corps», L’Express, 1er mars 2013 ;

CARRE ROGER (Catherine), Paul Auster : l’enchanteur désenchanté Le Monde, le Moi et l’Autre, dans l’œuvre de Paul Auster, Paris, Publibook, 2006, 326 pages ;

CHARD-HUTCHINSON (Marie), «Les figures de l’absence dans le texte austérien», Americana, Paris, La Sorbonne, 1996, n°14, pages 89-101 ;

COQUET-CARDINAL (Dominique), Identité de l’écriture et l’écriture de l’identité, dans le New York Trilogy de Paul Auster, thèse sous la direction de Sylvianne Burner, Université Paul Verlhaine de Metz, 2009, 540 pages ;

CORTANZE (Gérard), Le New York de Paul Auster, photographies de James Rudnick, Paris, éditions du Chêne, 1996, 176 pages ;

DUPERRAY (Annick), L’œuvre de Paul Auster. Approches et lectures plurielles, Arles, Actes Sud, 1995, 272 pages ;

France 2, «Entretien de Bernard PIVOT avec Paul AUSTER, à propos de Moon Palace», émissions Apostrophes, 11 juin 1990, durée 11 minutes et 10 secondes ;

France Culture, «Paul Auster, un écrivain américain passionné», 2 mai 2024, durée 37 minutes et 17 secondes ;

GAVILLON (François), Paul Auster : gravité et légèreté de l’écriture, Presses universitaires de Rennes, 2000, 212 pages ;

GRIMAL (Claude), «Vrai-faux passeport pour Moon Palace», Americana, Paris, La Sorbonne, 1996, n°14, pages 67-78 ;

JACOB (Didier), «Un dialogue exclusif : Auster et Rushdie, Rencontre au sommet», Le Nouvel Observateur, 7 septembre 2005 ;

KOCHBATI (Mehdi), «Lieux de vie/lieux de l’entropie : le cas de la cité postapocalyptique dans «In the Country of Last Things de Paul Auster», in Danièle ANDRE, Lieux de vie en science-fiction, Paris, éditions Books on Demand, 2021, pages 131-147 ;

KOCHBATI (Mehdi), L’écriture de la mémoire dans l’œuvre de Paul Auster : «Croisement de mémoire personnelle et collective», thèse sous la direction de Cornelius Crowley, Paris X, 2013, 340 pages ;

La Grande Librairie, «Paul Auster, Siri Hustvedt, Isabelle Carré, Philippe Delerm, Olivier Adam», 11 janvier 2018, durée 1 heure, 30 minutes et 17 secondes ;

PAQUET (Anne-Marie), «Moon Palace de Paul Auster : une brève étude de l’ouverture ou une topographie réelle ou fantasmée», Americana, Paris, La Sorbonne, 1996, n°14, pages 79-88 ;

SAINT-GELAIS (Richard), «Les voyages de la plume : Petit commentaire devant servir à la construction de machines à explorer quelques romans de Paul Auster», Tangence, 1994, n°43, pages 68-79 ;

SAPORTA (Marc), «Trilogie austérienne : le contexte, le romancier et la critique», Americana, Paris, La Sorbonne, 1996, n°14, pages 55-66 ;

SHILOH (Ilana), Paul Auster and Postmodern Quest : On the Road to Nowhere, New York, Peter Lang, 2002, 221 pages ;

THEVENON (Marie), Les avatars du moi chez Paul Auster : autofiction et métafiction dans les romans de la maturité, thèse sous la direction de Claire Maniez, Université de Grenoble, 2012, 394 pages.

Paris, le 4 mai 2024, par Amadou Bal BA –

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