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Oumar Diallo soutire près de 50 millions FCfa à la coopérative d’habitat du ministère de la Culture

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1 an de prison ferme, c’est la peine qui a été infligée au Oumar Diallo, reconnu coupable du délit d’escroquerie portant sur 76 300 000 de francs Cfa. 

Gérant des sociétés Sénitours et SCI Sen Diwane, spécialisées dans le domaine de la promotion immobilière, Oumar Diallo est dans de sales draps. Récemment sorti de prison, il va devoir y retourner.

Il été attrait, hier, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour les faits d’escroquerie et d’abus de confiance portant sur la rondelette somme de 76 300 000 francs Cfa.

Reconnu coupable, il a écopé d’une peine de 1 an ferme en plus du montant de 71 millions qu’il doit verser aux parties civiles.

Pourtant, si le tribunal avait suivi le réquisitoire du parquet, cette peine allait être beaucoup plus lourde. Le maitre des poursuites, convaincu qu’Oumar Diallo était l’auteur des faits qui lui sont incriminés, avait demandé à ce qu’il soit condamné à 3 ans de prison ferme.

L’histoire a eu lieu entre la fin de l’année 2015 et le courant de l’année 2017. Le commissaire de police, chef de la division des investigations, avait reçu 7 plaintes dont un soit transmis contre le sieur Diallo pour escroquerie au foncier, portant sur un préjudice d’un montant de total de 76 300 000 francs Cfa.

Une enquête a été très vite ouverte pour connaitre les tenants et aboutissants de cette affaire. Les enquêteurs ne feront pas beaucoup de temps pour mettre la main sur Oumar Diallo. Lequel est dépeint comme un coutumier des faits, car ayant été condamné à plusieurs reprises dans le passé pour des faits similaires.

Placé en garde à vue, il a été déféré devant le parquet qui l’a placé sous mandat de dépôt.

400 parcelles vendues sans titre de propriété

Lors du procès, les plaignants sont, à tour de rôle, revenu sur les faits. Représentant du ministère de la Culture au procès, Pape Baba Ndiaye a expliqué que leur coopérative avait signé un protocole d’accord portant acquisition de 400 parcelles de 150 mètres carrés chacune, situées dans la localité de Keur Ndiaye Lo, au profit de ses membres, pour le prix de 1,8 million de francs CFA l’unité. C’est ainsi que des versements ont été effectués à la société SCI Sen Diwane pour un montant global de 49 800 000 francs Cfa.

En dehors du protocole d’accord, aucun des membres de la coopération n’a reçu un acte portant attribution d’une quelconque parcelle. Ladite coopérative a demandé la restitution de la somme versée. Et, le 20 janvier 2015, Oumar Diallo leur a signé un protocole d’accord en vue d’un remboursement.

Cependant, aucune clause de ce protocole n’a été respectée. Et, à en croire M. Ndiaye, le prévenu est resté introuvable et injoignable. Thomas Conclaves a, pour sa part, soutenu que le prévenu lui a vendu 11 parcelles, pour un montant total de 11 millions. Selon lui, le mis en cause, après avoir reçu les fonds, ne lui a remis que des actes de vente mais jamais les documents des parcelles. Entendu, El Hadji Sylla déclare avoir versé au prévenu 600 mille francs pour l’acquisition de deux terrains sans parvenir à en prendre possession.

Mariama Lansana, Dahirou Diallo et Aida Diouf ont été également truandés par le bonhomme. La première lui a donné 5,5 millions pour l’acquisition de deux terrains, 3 millions chacun pour les deux autres. Hélas, ils n’auront jamais reçu de terrains.

Le prévenu dit être victime d’une escroquerie pour se tirer d’affaires

Devant la barre, Oumar Diallo, face aux plaignants, a reconnu avoir encaissé toutes ces sommes d’argent dans le cadre de transactions portant sur des parcelles sises à Keur Ndiaye Lo et Keur Massar. Toutefois, il a expliqué que les parcelles en question lui appartiennent et qu’il dispose de documents pouvant le prouver. Ce sont 200 parcelles achetées à 83 millions de francs CFA. Il les aurait achetées auprès des sieurs Aldo Matar Diop et Gamou Boye. Il révèle avoir été victime d’escroquerie au foncier de la part des susnommés et aurait, à cet effet, initié une action en justice contre eux.

Dans le même sillage, il dit être prêt à délivrer tous les documents afférents à cette affaire. Mieux, est-il disposé à rembourser l’intégralité des sommes encaissées.

Les parties civiles ont réclamé la restitution de la somme qui leur est due. L’avocat de la défense a plaidé coupable. Il a reconnu que son client est l’auteur des faits incriminés avant de demander l’application bienveillante de la loi pour lui. Mais, il n’a pas réussi à convaincre le juge qui, rendant son verdict, est entré en voie de condamnation.

Aliou Diouf 

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