La fièvre hémorragique de Crimée-Congo, dit fièvre du Congo est en train de sévir au centre du Mali où il a fait sept victimes. Zoom sur une maladie virale plutôt rare en Afrique de l’Ouest.

La fièvre hémorragique de Crimée-Congo se transmet «soit par les piqûres de tiques, soit par contact avec du sang ou du tissus d’animaux infectés, pendant ou immédiatement après abattage», selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

«C’est une pathologie rare au Mali. Il y a eu des cas, il y a de cela une dizaine d’année», écrit le ministre de la Santé malien, Michel Sidibé sur son compte Twitter.

«Sur les neuf prélèvements de sang acheminés à l’Institut de santé publique par les trois se sont révélés positifs à la fièvre hémorragique Crimée-Congo», indique un communiqué du ministère malien de la Santé, daté du 5 février 2020.

Cette maladie virale a été «détectée fin janvier chez un berger…» dans le district de Kéra, explique Yacouba Maïga, charge de communication du gouvernorat de Mopti (centre), cité par l’AFP. Et l’homme, contaminé par l’intermédiaire d’un bœuf, «a été traité» sur place fin janvier.

Le 1er février, «il y a eu 14 cas détectés et cinq personnes sont mortes» dans la même localité, souligne M. Maïga tout en indiquant que deux habitants de la même contrée sont décédés dans un centre de santé à Sévaré (centre).

La transmission interhumaine de cette fièvre «peut survenir à la suite d’un contact direct avec du sang, des sécrétion, des organes liquides biologiques de sujets infectés» explique l’OMS. Les flambées de fièvre hémorragique du Crimée-Congo ont un taux de létalité pouvant provoquer des décès dans 10 à 40% des cas.

L’apparition des symptômes, selon l’OMS est «brutale», avec de la fièvre, des vomissements, de la diarrhée, des douleurs abdominales, de mal de gorge, entre autres.

Pas encore de vaccin

Cette maladie virale n’a pas encore de vaccin à usage humain sûr, efficace et disponible à grande échelle. Et le traitement de la fièvre Crimée-Congo repose sur «le traitement de soutien à visée générale», selon l’OMS.

En l’absence de vaccin, l’OMS préconise de réduire le risque infectieux chez les hommes qui consiste à sensibiliser les populations aux facteurs de risque et à les instruire des mesures pouvant être prises pour diminuer l’exposition au virus.

Afin de réduire les risques de transmission animal-humain, l’organisation de la Santé préconise le port «des gangs et des vêtements de protection pour manipuler les animaux, mettre les animaux en quarantaine avant l’entrée à l’abattoir ou à domicile».

Concernant la transmission interhumaine, l’OMS recommande d’«éviter tout contact physique rapproché avec les personnes infectées» par la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, «porter des équipements de protection pour soigner les malades ; se laver régulièrement les mains après avoir soigné des malades ou leur avoir rendu visite».

Le ministère de la Santé malien dit dans un communiqué avoir pris des «mesures nécessaires», notamment le «renforcement de la surveillance épidémiologique, du renforcement de la capacité de riposte des agents de santé».

La maladie a été décrite pour la première fois en Crimée en 1944, ce qui explique qu’elle ait été appelée fièvre hémorragique de Crimée.

En 1969, il a été établi que l’agent pathogène responsable était identique à celui de 1956 au Congo. L’association des deux noms a donné le terme de fièvre hémorragique Crimée-Congo. La maladie est grave et entraîne une mortalité élevée chez l’humain, mais elle survient rarement. On peut supposer qu’elle est plus courante chez les autres animaux.

Cependant la pathologie apparait dans un contexte où le continent africain comme le reste du monde suit avec appréhension l’évolution de l’épidémie de Coronavirus (400 morts) dont la Chine est l’épicentre.

Ouestaf.com

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