Sa thèse est soutenue par Me Khassimou Touré qui dira aux juges : « Vous êtes incompétents à connaitre de cette affaire parce que la loi ne vous l’autorise pas, la jurisprudence ne vous l’autorise pas. Une ordonnance de renvoi irrégulièrement rédigée, dressée mérite une sanction. Et la sanction, c’est son annulation. Ce qui caractérise l’Etat de droit, c’est le sort réservé à la minorité, à celui qui est faible. Aujourd’hui, Khalifa Sall est faible. Dans cette affaire, on a voulu mélanger les pédales. On a confondu vitesse et précipitation. Et, toutes les procédures qui ont été relatives à la levée de l’immunité parlementaire de Khalifa n’ont pas été prises en compte par cette ordonnance. »

Ayant pris la parole pour soulever des exceptions, Me Moustapha Ndoye lâche d’emblée que le tribunal ne dispose d’aucun élément pour faire une instruction à la barre. D’autant que les poursuites sont biaisées.

« On est loin d’un cas de détournement de deniers. On n’a pas instruit sur un cas de détournement de deniers publics. C’est inexact de dire que Khalifa Sall a détourné », martèle-t-il. Avant de rappeler que les deniers mis en cause ne sont rien d’autre qu’un budget qui a été voté et exécuté dans les règles de l’art.

« L’Etat ne peut pas décider à la place de la collectivité locale qui a une personnalité propre. L’Etat n’a rien à voir dans le fonctionnement de la collectivité locale. L’Etat intervient pour un règlement de comptes », soutient-il.

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici