« La compassion aussi pour nous. Pas de grâce pour le bureau Hissein Habré, mais des indemnisations pour ses victimes », c’est ainsi que l’Association des victimes des crimes de Hissein Habré a titré son communiqué, pour marqué son désaccord à toute tentative de libération de l’ancien Président Tchadien. Pour les victimes de Habré, ces allégations sur l’état de santé de Habré ne sont que des rumeurs véhiculées par ses proches. Ce, même s’ils disent qu’il ne souhaite à quiconque, pas même à Hissein Habré, de subir ce qu’ils ont subi dans les prison de sa police politique, la DDS. « Là-bas, il n’y avait ni médicaments ni médecins pour les détenus », écrivent-ils.

Les victimes des crimes du régime de Habré d’insister sur le fait que leur ancien bureau a bel et bien le doit de se soigner s’il est malade, mais qu’on ne tombe pas dans un piège. « Si Hissein Habré est vraiment malade, il a le droit d’être soigné correctement. Cependant, nous nous rappelons que Habré avait déjà prétendu avoir eu une crise cardiaque cinq semaines avant l’ouverture du procès. « C’était une ruse pour éviter son jugement. Cette fois, la ruse sert-elle pour la demande de grâce ? », s’interroge, Clément Abaifouta, président de l’association des victimes.

A l’en croire, une telle grâce est de toute façon interdite par l’article 26 (3) du Statut des Chambres, parce que « l’état d’exécution de la peine est lié par la durée de la peine.

Se prononçant sur les indemnisations, l’Association des victimes des crimes du régime de Habré rappelle qu’ils devaient percevoir 82 milliards, mais rien n’a été reçu.

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