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Malade mental tué : Fin de cavale pour les apprentis-guérisseurs

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La police de Pikine tient les présumés meurtriers du malade mental Mouhamed Moustapha Diagne. Il a fallu quelque jours aux éléments de la brigade de recherche du commissariat d’arrondissement pour coincer un à un les talibés du guérisseur du défunt, qui a été conduit au centre de guérison dans les réserves naturelles du Technopole par son papa pour y subir un traitement de sa pathologie mentale
Quand l’affaire a éclaté, le 4 août dernier, le commissaire de Pikine Mame Arona Ba et ses hommes de l’ombre sont montés au front avant de lancer un avis de recherche et d’arrestation des supposés auteurs de la boucherie. Même s’ils ont déjà identifié ceux-ci comme étant des talibés du marabout-guérisseur du défunt. Ainsi, ils se démultiplient comme de beaux diables dans un piège, passent au peigne fin les renseignements et fouillent les coins et recoins des quartiers de leur secteur de compétence et environs.

A. Aïdara tombe au marché Ndiarème, M. Diokou dans les rues à Pikine

Après d’intenses recherches, les agents de terrain ont appris la présence d’un des fugitifs, identifié plus tard comme A. Aïdara, qui rôdait dans les parages du marché dit «Ndiarème» de Guédiawaye. Ils se rendent en toute discrétion sur les lieux, repèrent le jeune garçon et lui mettent le grappin dessus. Ils relancent la chasse à l’homme et interpellent le second nommé M. Diokou dans les rues de Pikine Icotaf ; une arrestation qui a été rendue possible grâce à la collaboration d’un membre de la famille de celui-ci. Tous les deux sont alors embarqués puis conduits au commissariat d’arrondissement pour un interrogatoire.

Diokou avoue le meurtre, déroule le film et disculpe son collègue

Cuisiné, M. Diokou a reconnu avoir battu à mort le malade mental. il justifie son geste par le fait que ce dernier s’était montré très agité au moment de prendre ses bains mystiques. Pire, poursuit-il, ce dernier a poignardé au cou un autre patient. «On s’est battu lorsqu’il s’en est violemment pris à un autre patient avant de tenter de le tuer. Il l’a poignardé au cou avec un couteau. Je me suis jeté sur lui et tenté de lui arracher le couteau. J’ai ensuite pris une cravache avec laquelle je l’ai battu. Ensuite, je l’ai roué de coups de bâton. Il s’est écroulé brusquement et a commencé à saigner. J’ai pris peur. J’ai fait appel à mon collègue A. Aïdara, qui m’a trouvé un taxi pour l’évacuer au centre Baye Talla Diop Ex-Dominique de Pikine», a soutenu Diokou. Qui avoue tout et disculpe son présumé acolyte Aïdara. «Je suis le seul et unique auteur des faits», fait-il remarquer.
Aïdara a abondé dans le même sens en confirmant sur toute la ligne son collègue Diokou. Il a réfuté toute implication dans la mortelle punition du malade mental Mouhamed Moustapha Diagne. Tous les deux ont été placés en garde-à-vue et devraient être présentés devant le procureur pour les incriminations pénales visées contre eux.
Pour rappel, jeudi 4 août dernier, un corps sans vie d’un homme a été déposé au centre de santé Baye Talla Diop de Pikine. Après recoupements, les flics ont découvert le pot aux roses et lancé la traque aux présumés meurtriers et talibés du guérisseur du défunt, qui sont tombés lundi dernier.

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