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Les dessous du piège du débat sur le 3ème mandat!

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Félicitations à  » En Mouvement Défar SN « , pour avoir fait ce rappel clair et net de la manière par laquelle le Pr Babacar Gueye a été amené par le journaliste, à « Grand Jury » à parler de la possibilité constitutionnelle du Président Macky Sall à briguer un « 3ème mandat ».

Cela laisse croire que le journaliste et lui se sont concertés sur la question, lors de la préparation de l’émission.

C’est donc un coup mûrement prémédité!

Mais dans quel but? Semer le  » doute » dans l’opinion?

A quelle fin? Lui faire croire que si elle ne veut que le Président Macky brigue un 3ème mandat, il faudrait l’empêcher d’avoir un second en 2019, puisque la Constitution ne peut pas l’en empêcher!

C’est donc à un véritable coup de Jarnac contre le pouvoir auquel on assiste, pour donner du grain à moudre à l’opposition, qui est aujourd’hui dépourvue d’arguments susceptibles de mobiliser l’opinion contre le pouvoir en vue des Présidentielles de 2019.

D’ailleurs, le groupe parlementaire du PDS s’est saisi de la balle, pour décider d’introduire la question à l’Assemblée nationale dans une tentative d’en faire une question nationale centrale en perspective de la Présidentielle de 2019.

Avec un tel  » pain béni », l’opposition va dire à l’opinion, que Macky, pour briguer un 3ème mandat, va suivre l’avis du Conseil Constitutionnel, comme le fit Wade en 2012, et comme lui- même l’avait fait au référendum de 2016.

Donc, s’il est ré élu en 2019, rien ne pourra l’empêcher de briguer un 3ème mandat.

Forte d’une telle argumentation, l’opposition va tenter de mobiliser les populations, notamment la jeunesse, contre un « 3ème mandat », pour en faire son « arme fatale » en perspective de la Présidentielle de 2019, afin d’empêcher le Président Macky Sall, d’avoir un second mandat.

L’évocation de ce 3ème mandat pour 2024, n’est donc qu’un prétexte pour, en 2019, barrer la route à un second mandat pour le Président Macky Sall.

Dans ces conditions, le Président Macky sall aura beau juré devant le Saint le Coran et sur son honneur qu’il ne va pas briguer un 3ème mandat, l’opposition aura toujours le malin plaisir de lui rappeler ses engagements non tenus en 2016, de ramener son mandat actuel de 7 à 5 ans!

Il ne sert donc à rien de demander au Président de la République de  » clarifier sa position  » sur la question. Ce serait le fragiliser devant la perfidie de notre opposition.

Le Pr Babacar Gueye, opportunément interrogé par le journaliste, et secouru par le Pr Nzouankeu, s’il voulait mettre le pays dans une perspective de déstabilisation grave, au profit de l’opposition, ne s’en prendrait pas mieux !

Dans notre sous-région en pleine prise avec le terrorisme islamiste, notre pays, dont le potentiel en hydrocarbure et en gaz exploitables est prouvé, le transformant ainsi en objet de convoitise de diverses multinationales appuyées par leurs Etats, les risques de déstabilisation sont énormes.

Et les « voies de la déstabilisation », comme « celles du Seigneur » sont insondables, et prennent souvent des « formes » insoupçonnées, comme ce faux débat sur le « droit constitutionnel du Président Macky Sall, de briguer un 3ème mandat en 2024 » !

Cette situation interpelle toutes les composantes de BBY, et tous ceux qui, en dehors de cette coalition, voudraient soutenir le Président Macky Sall à avoir un second mandat en 2019, pour sauvegarder et approfondir nos conquêtes économiques, démocratiques et sociales, dans la stabilité et la paix civile.

Il leur faudrait donc relever, individuellement et collectivement, le défi de « lever tout doute » sur leur propre engagement à faire respecter la volonté du peuple de n’accorder à aucun candidat à la Présidence de la République, pas plus de « deux mandats successifs », quelque soient les subterfuges et autres astuces dans l’interprétation, par le Conseil Constitutionnel et/ou par des Constitutionalistes, des dispositions de la Constitution en la matière.

Cette volonté du peuple Sénégalais n’est pas imaginaire, puisqu’elle l’a magistralement démontrée à Wade, en lui refusant, par les urnes, le troisième mandat dont il rêvait, et contre lequel, il y a eu des morts d’hommes.

Le peuple Sénégalais avait ainsi manifesté son option « pour un mandat, renouvelable une seule fois », soit « deux mandats successifs », à tout Président de la République, et l’a confirmé lors du référendum de 2016.

Il faudrait conforter l’opinion sur cet engagement de BBY, et pas seulement du Président Macky Sall, car ce sont les peuples, en définitive, qui décident de ce qu’ils veulent ou de ce qu’ils ne veulent pas, et non les Constitutionnalistes, ou le Conseil Constitutionnel, à leur place.

Ibrahima SENE PIT/SENEGAL
Dakar le 13 octobre 2017

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