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Le Fouladou en deuil : L’artiste Abou Diop Aynobé est décédé

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Selon le maire de la commune de Saré, Monsieur Malang Mballo cité par Koldanews, Abdou Diop Aynobé est décédé des suites d’un malaise à son domicile.

Thieydakar présente ses condoléances à la famille éplorée et à tous les acteurs culturels du Fouladou et du Sénégal en général et prie pour le repos éternel de l’âme du défunt artiste.

« Né le 15 mars 1968 à Kolda,le jeune Abdou montre dés la case de l’homme son talent artistique. Il impressionne ses pairs grâce à sa voix suave. Le fils de l’ancien député Dicory Diop et de Mame Kany Diop va très tôt avoir une passion pour la musique.

Cependant, sa grand-mère Diénaba Baldé qui est fille de Moussa Molo va s’opposer à ce choix alors que son papa Dicory n’en voyait pas d’inconvénients. C’est au lycée que le jeune Abdou commence à être reconnu. Il faut signaler qu’il a arrêté ses études en classe de première à la suite de l’année blanche de 1988. Ainsi,il effectue une formation militaire à Dakar-Bango en 1989. D’ailleurs,il fait partie du contingent 89-2. Là-bas aussi il intègre le groupe musical des forces armées jusqu’à sa libération.

Pourtant, il faut attendre l’an 2000 pour assister à la sortie de son premier album MAAJA KAWRI qui signifie en français “rencontre des fleuves”. Dans cet album liminaire, il met en valeur la tradition culturelle du Fouladou telle que la cure salée appelée en Poular “MOONDÉ” organisée par les bergers en saison des pluies.

Cet album a été financé par l’Union européenne. En 2012, il sort son second album appelé NOOTÉ qui signifie “répondez à l’appel” enregistré en 2007. Cet album a été produit par STERN AFRICA en Angleterre. Aujourd’hui (Ndlr : 2018), il prépare son troisième album qui s’intitule SALARÉ qui est le “refus” en Poular.

Toujours dans l’optique de promouvoir la culture du Foula dou, il a initié le festival VILLAGE SUR SCÈNE en 2015. Abdou Diop est confronté à des difficultés endémiques, comme la plupart des artistes koldois. En cela, il doit être soutenu et encouragé par tous. Car, une société est grande quand elle traite bien et respecte ses artistes”, extrait des chronique, Les Merveilles de Kolda, de Abdoulaye Seydi. »

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