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La bonne volait le ravitaillement de sa patronne

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On a vu bon nombre de domestiques subtiliser les bijoux en or ou en diamant de leurs patronnes. Mais, ce cas-là est un peu particulier même s’il s’agit toujours de faits de vol. C’est Margueritte Angèle Gaye qui a traduit vendredi dernier, 14 janvier 2022, sa domestique Marie Angélique Diédhiou. Cette divorcée de 38 ans et mère de 3 enfants a été embauchée par la victime pour faire le ménage dans son domicile. Seulement, dès le début de son travail, elle a commencé à voler les biens de Margueritte Angèle Gaye. Outre la ration alimentaire de son employeuse, elle se permettait de subtiliser ses tissus de valeur, les habits et chaussures de ses enfants et de l’argent. Et pendant les 8 jours qu’elle est restée dans sa maison, Margueritte Angèle Gaye n’avait pas fait attention aux larcins de sa bonne. «Je l’ai recrutée via une agence et je lui payais 55.000 F Cfa pour tous les travaux excepté le linge. Elle n’a fait que 8 jours chez moi. Le samedi matin, comme j’étais endeuillée, j’avais laissé un tissu que j’avais reçu lors d’un mariage dans sa chambre. Mais, une fois revenue des funérailles qui se déroulaient à Thiès, j’ai constaté que tous mes tissus avaient disparu. Quand je lui ai demandé où ils se trouvaient, elle m’a demandé d’attendre et qu’elle vienne les chercher. Ensuite, comme j’étais sortie, elle m’a confié au téléphone qu’elle les a vus. Mais, à ma grande surprise, elle a quitté la maison», a-t-elle raconté. Et de préciser sur les choses volées :  «elle a dérobé mes tissus de valeur, les jeans et les chaussures de marque de mes enfants. Lorsque je suis allée à sa recherche, je l’ai trouvé et elle portait mon tee-shirt et un de mes pagnes. C’est à des gens qui étaient dans une maison délabrée qu’elle avait confié toutes mes affaires qu’elle avait subtilisées. En plus, tout ce qu’il y avait comme ravitaillement, elle a mis ça dans un seau. Je ne lui ai rien offert».

Interrogée par le juge, Marie Angélique Diédhiou dit n’avoir rien subtilisé. «C’est elle qui m’a offert ces tee-shirt, pantalons et des hauts quand j’ai fait 2 jours chez elle. Et même le vermicelle, le savon, l’huile, c’est elle qui m’a tout donné. Je n’ai pas volé de tissus dans sa maison et je n’ai pas vu de wax, ni de brodés. Et à propos de l’argent, j’avais prévu d’abandonner le travail pour rentrer et je suis partie avec les 20.000 comme j’ai travaillé des jours chez elle», a-t-elle confié. Avocat de la partie civile, Me Aly Fall a réclamé 600.000 F à titre de préjudice pour le compte de sa cliente. Le procureur ayant demandé que la loi lui soit appliquée, Marie Angélique Diédhiou connaîtra son sort mercredi 19 janvier prochain, date de son délibéré.

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