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«Ismail KADARE (1936-2024), romancier, nouvelliste, poète, ethnologue, sociologue, historien, politiste, le plus francophile des écrivains albanais, littérature et dictature» par Amadou Bal BA –

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L’immense écrivain albanais, du pays des Aigles, Ismail KADARE est mort d’une crise cardiaque, le 1er juin 2024, à Tirana en Albanie. «L’enfer communiste, comme tout autre enfer, est étouffant. Mais dans la littérature, cela se transforme en une force de vie, une force qui t’aide à survivre, à vaincre la tête haute la dictature. Sous la dictature, vivre, pour moi, c’est créer la littérature. J’étais écrivain avant même d’être contestataire. C’est la littérature qui m’a conduit vers la liberté et non pas l’inverse ; voilà qui n’a jamais fait de doute à mes yeux. J’ai connu la littérature avant, bien avant de connaître la liberté», dit Ismail KADARE. Dans sa jeunesse, Ismail KADARE était un sympathisant communiste. Il a été envoyé à Moscou ; il a aussi été journaliste, membre de l’association des écrivains, parlementaire sous Enver HOXHA. Ecrivain, il a fait l’éloge et la grandeur de son pays, ce qui flattait les égos du régime communiste. «C’est le premier paradoxe que présente cette œuvre monumentale et hors du commun, qui fait de son auteur, Ismail Kadaré, l’égal de conteurs contemporains comme García Marquez ; à mesure que l’État albanais rompait avec ses «amis» politiques successifs et faisait montre d’une misanthropie générale, l’écrivain a poursuivi, par voie de littérature, une entreprise inverse : le succès international aidant, il est devenu un ambassadeur littéraire qui maintenait en vie l’âme et la mémoire collective de son pays», écrit Eric FAYE. Par conséquent, sans être ouvertement dissident, mais en résistant de l’intérieur par sa littérature, Ismail KADARE s’éloigne et combat, à travers de ses écrits, avec des métaphores et légendes, l’idéologie maoïste, le régime de l’Albanie. On peut donc vivre sous une dictature, sans se taire. Ainsi, dans «Prométhée», il fait état d’un secret tabou, à savoir les penchants homosexuels du dictateur Enver HOXHA. L’aigle, emblème dans le drapeau du pays, est ambivalent ; il fait référence à l’écrivain, Ismail KADARE, mais aussi au chef de l’Etat et dictateur, un nationalisme à double sens, et donc une capacité de résister aux invasions extérieures, mais aussi, en interne, à la dictature maoïste. «Lorsque, au début des années 1980, avant la chute du rideau de fer, les romans de Kadaré commencèrent d’être traduits et connus en France, puis en Europe et ailleurs, ils fascinaient certes, mais ils ne satisfaisaient vraiment personne sur le plan de l’idéologie. Car il y avait dans ces textes trop de marxisme et trop de nationalisme pour que leur auteur ne soit pas suspecté, à droite, d’être le produit du communisme albanais, en clair, de ne pas être un authentique dissident. L’auteur était sommé de se justifier d’être toujours vivant et d’avoir pu publier. L’homme et son œuvre étaient suspectés d’ambiguïté, de défaut de clarté : trop d’ombre. Or, précisément, ce qui caractérise l’écriture de Kadaré, c’est qu’il ne cherche pas le centre, la pleine lumière, mais explore les zones d’ombre et de brouillard. Pour cela, son choix est d’être en permanence à la frontière», écrivent Ariane EISSEN et Véronique GELY, dans «Lectures d’Ismail Kadaré». En effet, pour Ismail KADARE le monde communiste, avec la cruauté et les terreurs qu’il véhicule, se révèle être un remarquable creuset où s’élabore sans cesse l’alchimie de la légende. Il demande l’asile politique à la France le 25 octobre 1990, mais retournera en Albanie, en mai 1992, à la victoire du Parti démocratique. À la mort d’Enver HOXHA, en 1985, il a été remplacé par Ramiz ALIA (1925-2011), qui a maintenu un régime isolationniste et stalinien. «J’ai moi-même quitté l’Albanie, comme vous le savez, en 1990. J’aurais pu partir avant cette date, à l’époque où l’Albanie était stalinienne, et donc terriblement dangereuse pour les écrivains. Comme tous les écrivains albanais, j’ai moi aussi été en danger, à plusieurs reprises. Lorsque je suis parti en 1990, ce n’était pas en raison du danger, pas du tout. Je suis parti en 1990 pour accélérer le processus de démocratisation, qui n’avait pas encore commencé ; au contraire, ce mouvement n’a commencé en Albanie qu’après mon départ. À cette époque, le pouvoir communiste albanais, avec une formidable hypocrisie, mentait jour et nuit, promettant aux Albanais qu’il allait faire en sorte que l’Albanie sorte de son isolement, mais faisait en réalité tout le contraire», dit Ismail KADARE. L’essentiel de sa contribution littéraire, en albanais et simultanément en français, son traducteur Yusuf VRIONI (1916-2001) y est pour quelque chose, a été produit pendant la période communiste de son pays. Sans manifester une hostilité frontale au régime, Ismail KADARE, a rejeté le réalisme socialiste, pour une vision littéraire, poétique, macabre ou décadente : «Il est possible qu’en entendant les cours de littérature à Moscou, j’aie fait un rejet instinctif des climats printaniers qui étaient ceux de la littérature du réalisme socialiste. Tout dans la littérature socialiste, même le climat, avait quelque chose d’officiel. Soleil, terre, printemps, lumière, optimisme, tout cela était presque officiel. C’est peut-être pour cette raison que j’ai commencé à être attiré par les temps beaucoup plus sombres», dit Ismail KADARE.
Ismail KADARE est né le 28 janvier 1936 à Gjirokastër, en Albanie, une ville inscrite au patrimoine mondiale de l’UNESCO, avec son musée de la Guerre froide : «Ma ville n’était pas la capitale, mais pendant des siècles, elle était plus connue que la capitale. Tirana était une petite bourgade, tandis que Gjirokastër était la grande ville de l’Empire romain au Sud. Il y avait Durrès, où Ciceron avait une maison. L’empereur Auguste y avait fait ses études non loin de là.», dit-il. De son enfance, il en a tiré, «Chronique de la ville de pierre», un roman autobiographique «C’était une ville étrange qui, tel un être préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d’hiver pour escalader péniblement le flanc de la montagne. Tout dans cette ville est ancien et de pierres, depuis les rues et les fontaines jusqu’aux toits des grandes maisons séculaires, ouvertes de plaques de pierres grises, semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie», écrit-il. Sa ville natale est également celle du dictateur Enver HOXHA (1908-1985), qui y avait dressé, une statue Staline haute de plus de dix mètres ; elle ne disparaîtra que le 22 décembre 1990. Pendant son règne, l’Albanie était fermée au reste du monde. «Nul n’ignore que, sous un régime tyrannique, un grand écrivain isolé est un peu comme un arbre marqué pour être abattu», dit Ismail KADARE. Son père est Halit KADARE un petit fonctionnaire. Sa mère, Hatixhe DOBI, originaire d’une vieille famille albanaise d’Épire, est descendante de grands propriétaires terriens, maison à Corfou. L’Albanie, pays d’Europe du Sud multiculturel, des Balkans, est bordée par la mer Adriatique à l’ouest ; ses voisins sont la Grèce au Sud, la Macédoine à l’Est, le Kosovo au Nord-Ouest par le Kosovo et au Nord le Monténégro. Issu d’une famille aristocratique d’Albanie son grand-père a combattu pour l’autonomie. L’Albanie d’Ismail KADARE a eu une histoire riche, mais tumultueuse. Il est né sous le règne de ZOG 1er (1895-1961) avec pour capitale, Durrès, qui s’était proclamé roi en 1928, puis Premier ministre et Président de la République. Il fut renversé en 1939 par Bénito MUSSOLINI (1883-1945), le Duce d’Italie, qui s’est présentée comme étant «le libérateur» de l’Albanie. D’autres pays avaient des visées impérialistes sur l’Albanie (la Turquie, l’Autriche-Hongrie, la Grèce, la France). Pendant le Deuxième mondiale, les Allemands remplacent les Italiens comme force d’occupation, ils feront face à la résistance albanaise. La littérature d’Ismail KADARE est nourrie de l’histoire nationale, des traditions et contes d’Albanie. Le roman, «le Général de l’Armée morte », se fait écho des velléités des nationalistes partisans d’une grande Albanie ethnique devant inclure le Kosovo. Ismail KADARE, admirateur de la tragédie grecque, prétend aussi que la culture latine et européenne n’a jamais disparu en Albanie malgré l’islamisation ; il fait l’éloge du caractère national et se laisse aller à sa haine des Serbes. Si l’Albanais est l’aigle, le Serbe lui, toujours d’après l’auteur, s’apparente, étymologiquement du moins, au serpent.

Ismail KADARE effectue ses études primaires et secondaires dans sa ville natale : «J’ai toujours su ce que je voulais. À dix ans, je lisais Macbeth. J’adorais les histoires de fantômes. J’ai publié, très tôt, à dix-sept ans des poèmes», dit-il. Après la faculté des lettres de l’université de Tirana, il fut envoyé en URSS, en 1958, à l’Institut littéraire de Maxime Gorki, à Moscou. «L’Institut se trouve près de la statue de Pouchkine. Les filles étaient jolies. Mais j’étais malheureux comme écrivain. J’étais entouré de médiocres fonctionnaires qui voulaient être écrivains», dit-il. En raison de la destalinisation engagée par Nikita KHROUTCHEV (1894-1971) entre l’URSS et l’Albanie étant rompues, Ismail KADARE est contraint d’interrompre ses études et de retourner dans son pays. «C’est le temps de la perfidie, des dieux rabougris ; ces dieux scythes qui allaient gonfler leurs joues terribles pour balayer mon pays de la surface du globe», écrit-il dans «le crépuscule des dieux de la steppe». En 1961, contraint et forcé de revenir en Albanie, Ismail KADARE devient chroniqueur à la «Drita», ou la Lumière, un hebdomadaire littéraire et devient donc un écrivain professionnel, membre de l’Union des écrivains : «J’avais 30 ans. Je recevais un bon salaire, le même qu’un Directeur d’usine, plus qu’un ingénieur. Lorsque vous recevez des honoraires, vous en reversez un quart à la caisse de l’Union des écrivains», dit-il. Ismail KADARE a été député de 1970 à 1982.

Dans ses livres où se mêlent sans cesse présent et passé, la résistance au nazisme, l’amitié et la rupture avec l’URSS, la vision fantastique et réaliste, la tradition orale et la poésie épique, les fables et les ballades, la vie quotidienne, l’allégorie, la satire, le morbide, le drame ou la méditation profonde, tout cela est la marque d’un grand écrivain. Son pays, objet de ses attentions littéraires, l’Albanie, sous le joug de l’Empire ottoman pendant un demi-millénaire, a connu au XXe siècle successivement la République, la monarchie, l’invasion de MUSSOLINI, d’HITLER, le communisme stalinien, puis maoïste, enfin un retour à une démocratie peu convaincante ; et ne cesse taper à la porte de l’Europe. «La vérité n’est pas dans les actes, mais dans mes livres qui sont un vrai testament littéraire», dit-il. Aussi, il a été un écrivain très prolifique avec cinquante ouvrages, des romans, essais, nouvelles, poèmes, contes et pièces de théâtre traduits dans 40 langues, en grande partie écrits sous la surveillance oppressive du régime d’Enver HOXHA. Par conséquent, pour lui, un écrivain doit être au service de la liberté. L’essentiel de sa contribution littéraire est une dénonciation des systèmes totalitaires fondés sur la délation, l’obéissance par la terreur. Il a aussi brossé le portrait d’une Albanie farouchement attachée à sa liberté et perpétuelle lutte contre ses différents envahisseurs. Son épouse, écrivaine et traductrice, Héléna KADARE évoque dans ses mémoires, les différentes amitiés, rencontres et confidences du couple, l’angoisse, l’énergie, le courage, ainsi les stratégies du coupe pour déjouer la censure et mettre à l’abri, en France, les écrits sensibles.

En historien, mémorialiste et politiste, Ismail KADARE, auteur de grands romans, l’Hiver de la grande solitude, Avril brisé, Le Palais des rêves, Le Général de l’armée morte et Le Grand Hiver, toujours nominé, mais, il n’a jamais eu de prix Nobel de littérature. «La littérature est mon plus grand amour, le seul, le plus grand incomparable avec toute autre chose dans ma vie. Et comme elle, l’écrivain n’a pas d’âge. La littérature m’a donné tout ce que j’ai aujourd’hui, elle a été le sens de ma vie, elle m’a donné le courage de résister, le bonheur, l’espoir de tout surmonter», dit Ismail KADARE. Dans le «général de l’armée morte», prenant décor dans une Albanie de montagnes, de pluie, de brouillard, de neige, et de souvenirs, un général italien, est en charge d’une mission aussi étrange que lugubre : déterrer les squelettes des soldats morts sur le sol albanais, pour les restituer à leur famille, vingt ans après la guerre. L’Italie a échoué dans sa conquête de l’Albanie. En somme, donner à ces valeureux soldats une digne sépulture, rendre les morts à la terre qui les a vus naître, représente pour le général une tâche honorable, dont il tente de s’acquitter avec zèle et fierté. C’est un remarquable livre, difficile d’accès, mais beau, sombre et gris comme cet hiver albanais. Helléniste et l’Albanie étant voisine de la Grèce, Ismail KADARE a recherché dans «Eschyle ou l’éternel perdant», le moyen d’apporter des réponses à ses interrogations sur les faits sociaux de son pays. Les origines albanaises, le Kanoun, le coutumier, sont aussi anciennes que celles de la Grèce antique, avant Homère. Eschyle est mort en exil. Le sacrifie d’Iphigénie, la guerre de Troie, tout cela se tiendrait dans l’ouest du territoire albanais. Ismail KADARE, porte-parole de l’Albanie, a donc réécrit son Histoire : «Comme tout grand écrivain, Eschyle avait conscience qu’au regard du fonctionnaire, quel que fut son range, qui représentait le pouvoir, lui-même était un prince, et non seulement de l’art, mais de toute la nation», écrit-il.

En sociologue, la haine, ses conflits insolubles et éternels, sont présents dans cette poudrière des Balkans, et donc dans les romans d’Ismail KADARE. Ainsi, «Le cortège de la noce s’est pétrifié», c’est l’histoire d’une jeune fille serbe fiancée à un garçon albanais. La caravane venue chercher la mariée s’est changée en pierre pendant le voyage ; ce qui constitue un obstacle insurmontable au mariage. Cette allégorie relate le soulèvement des Albanais du Kosovo, au printemps de 1981, et la sévère répression de la province par les autorités serbes ; c’est une tragédie digne d’Eschyle, rehaussée par Ismail KADARE, sous le prisme de l’histoire. «Ma mission d’écrivain, c’est de décongeler. Cette haine doit s’évanouir, dégeler», dit-il. Dans «Qui a ramené Doruntine ?», des faits remontant au Moyen Âge, l’héroïne, Doruntine, se présente chez sa mère après trois ans d’absence. Son frère Konstantin l’aurait ramenée des lointaines contrées de Bohême où elle s’est mariée. Il en avait certes fait le serment, mais chacun sait qu’entre-temps il est mort à la guerre. Sommé par les autorités d’élucider l’affaire pour mettre fin aux superstitions et aux plus folles rumeurs, le capitaine Stres soupçonne une imposture de haute volée. Il n’a qu’une obsession : retrouver le cavalier de Doruntine. Dans cette époque médiévale, les princes se mariaient en endogamie et Doruntine était mariée à un étranger de Bohême. Comment un mort peut-il ramener sa sœur à la maison ? C’est un roman, écrit en 1979, à la fois fantastique et moderne et donc une allégorie «L’idée même des mariages lointains avait reçu un coup de grâce. L’Albanie devra-t-elle modifier ses lois, ses prisons, ses tribunaux et tout le reste ? Ne cherchez pas d’allusions. Je ne trouve pas mon pays aussi isolé qu’on le dit.», dit Ismail KADARE.

Ismail KADARE a été membre associé à l’Académie française des sciences morales et politiques, compter du 28 octobre 1996. Le couple avait de nombreux amis en France, dont Michel PICCOLI (1925-2020) et sa femme, Ludivine LECLERC, scénariste et actrice, mais aussi Henri AMOUROUX (1920-2007), journaliste, historien, écrivain et président de l’Académie des sciences morales et politiques et Colette DEMAN, une relation de plus de 26 ans.

Marié à une écrivaine et journaliste, Helena GUSHI depuis 1963, ils ont eu deux filles, Gresa et Besiana KADARE. «Au moment où l’Albanie n’émettait que d’abominables signaux, Ismail avait libéré la littérature albanaise de ses carcans en la faisant connaître au cœur de l’Europe où elle allait côtoyer des littératures de grande tradition», écrit, en 2010, dans Helena GUSHI-KADARE, dans «Le temps qui manque. Mémoires». Écrivain national d’Albanie, il «savait faire aimer sa terre natale, et ranimer chez les Albanais, l’orgueil de leur passé national», écrit, Anne-Marie MITCHELL, dans «un Rhapsode albanais, Ismail Kadaré».

Références bibliographiques

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Paris, le 1er juin 2024, par Amadou Bal BA –

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