L’agression de la bande des filaos de Guédiawaye inquiète le Mouvement jeunesse action pour le développement (MJAD). Pour alerter l’opinion, ils ont tenu hier une conférence de presse. Ils ont ainsi fait part des problèmes que cette agression cause à la population de la banlieue dakaroise. Selon son président, ce phénomène est en train d’impacter négativement la vie sociale des riverains tout en freinant ‘’gravement’’ le développement socio-économique de leur localité. A cela s’ajoute, selon Raymond Aziz Curtis, la destruction de l’environnement.

‘’La bande des filaos jadis verdoyantes et très utile à la protection de l’érosion marine disparait de plus en plus à cause du prolongement de la VDN, mais aussi à une mauvaise gestion du foncier dans cette partie du littoral. L’État a déclassifié une partie pour des hauts fonctionnaires, alors qu’il devrait exploiter cette zone pour des projets de développement pour lutter contre le chômage des jeunes de cette ville’’, soutient-il d’emblée. Avant de préciser que s’il y a des conséquences liées aux dernières inondations, c’est dû à l’exploitation de cette bande. La construction des zones non ædificandi, le développement humain de la population, les constructions anarchiques qui ne sont pas accompagnées par de projets d’assainissements.

‘’Tous ces phénomènes participent à la détérioration de l’environnement. L’heure est grave. Notre ville est confrontée à un manque criard de gestion du foncier. Nos collectivités locales cèdent des sites qui sont destinés aux loisirs et à l’épanouissement. Vous comprenez avec moi que dans cette zone aussi, il y a une insécurité notoire qui est là. Pour mettre un terme à tout ce chaos, nous interpellons le chef de l’État à venir siffler la fin de la récréation avant qu’il ne soit trop tard. Nous attirons son attention sur cette absence totale de secours et de protection que les populations sinistrées déplorent’’, dit-il.

…Selon lui, dans les années 1970, la sècheresse que le pays a connue, avait créé des nappes d’eau. Vingt ans après, à cause du boom démographique, beaucoup de personnes ont élu domicile dans lesdites zones, avant d’être dans l’obligation de quitter à cause des pluies diluviennes des années 2000. ‘’Tous les grands axes de chez nous sont impraticables, en cas de pluie. Des gens sont obligés de rester chez eux quand il pleut, à cause de l’impraticabilité des routes. Pire, les rares espaces qui restent ont été octroyés à des promoteurs pour des exploitations personnelles. Vous imaginez qu’il est urgent que le chef de l’État agisse. Pour régler cette question, il faut des solutions structurelles et définitives, à défaut de déloger les populations qui sont dans les zones inondées ou d’installer des réseaux d’assainissements fiables’’, a proposé Raymond Aziz Curtis, président du MJAD.

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