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Grève des contrôleurs aériens: A l’origine du mal, l’Asecna

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Jeudi dernier, le trafic aérien était perturbé suite à la grève des contrôleurs aériens de l’AIBD. Un mouvement dont Thiey Dakar a voulu connaître avec précision – la véritable cause. A l’origine du mal : l’ASECNA. Il revient à Thiey Dakar, de sources dignes de foi, qu’il existe un différend profond entre l’Asecna et les professionnels du trafic aérien.

En effet, selon nos sources très au fait de qui se trame à l’ASECNA, les aiguilleurs du ciel protestent contre les insuffisances de l’agence surtout en matière de normes de sécurité. En réalité, relèvent les sources de Thiey Dakar, l’Asecna ignore les décisions prises par les Etats membres de l’Asecna sur les niveaux de qualification. Ce faisant, les contrôleurs du trafic aérien de l’Asecna sont obligés de travailler avec des normes bien en dessous de celles en application dans d’autres régions de l’Afrique ou dans le reste du monde.

‘’Ces manquements de l’Asecna ont conduit à une diminution voire un manque de contrôleurs aériens dans les Etats membres de l’Asecna’’, explique notre source. Ce n’est pas tout. Depuis plusieurs années, le personnel en charge de la gestion de la navigation aérienne dans les espaces gérés par l’Asecna ont plusieurs fois tenté, par leur professionnalisme et leur travail acharné, de forcer les autorités de l’Asecna à améliorer leurs conditions de travail. Mais aussi à mettre en œuvre les procédures opérationnelles et les recommandations de sécurité les plus élémentaires définies par les standards internationaux.

Mais en vain. Toutefois le mal semble beaucoup plus profond, d’après nos sources, qui pointent un premier caractère discriminatoire lié au fait que les autres agents africains non expatriés et qui sont du personnel local sont mieux traités.

Ne faudrait-il pas bruler l’ASECNA

Le Sénégal ne devrait-il pas résilier le contrat de délégation des activités aéronautiques nationales accordé à l’Asecna et mettre en concession la gestion de l’aéroport international Blaise Diagne à un concessionnaire privé?

Cette décision peut se justifier par le fait que l’ASECNA n’a pas produit de résultats convaincant, nous confie-t-on dans les coursives de l’Aibd. Vieille de près d’un demi-siècle, les objectifs initiaux de l’Asecna, ce supposé instrument fédérateur et d’intégration, restent d’actualité. Déjà en 2008, le Sénégal avait repris la gestion technique et commerciale de ses aéroports et aérodromes.

L’Etat sénégalais justifiait son retrait de l’Agence par le fait que le trésor sénégalais ne perçoit rien de l’ASECNA dont le siège se trouve à Dakar. L’Asecna prélève des centaines de milliards de FCFA par an sur les aéroports. Et pourtant de sources aéroportuaires, le Sénégal contribue à peu prés à de 70% au fonctionnement de l’agence. Farba Senghor rendait publique, à l’époque, la dénonciation, par l’Etat sénégalais, du contrat particulier le liant à l’ASECNA pour la gestion des aérodromes. Il avait publié également l’exigence d’une nouvelle clef de répartition plus équitable des ressources générées par la gestion de son espace aérien. Selon, Senghor, cette manne financière permettra au Trésor public du Sénégal d’accéder directement aux ressources générées par la gestion de son espace.

La Rédaction

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