S'Informer devient un plaisir

«François MITTERRAND (1916-1996) : un géant de l’Histoire, 25 après sa mort, entretenir la flamme de l’Espérance», par M. Amadou Bal BA –

0

Cette année 2021 est chargée en évènements historiques, dont les 25 ans de la disparition de François MITTERRAND, mais aussi les 40 ans de la victoire de la Gauche, le 10 mai 1981. Nous venons de célébrer les 100 ans du Congrès de Tours, mais aussi la défaite de Donald TRUMP, un putschiste, ainsi que la victoire de Joe BIDEN et Kamala HARRIS. Et j’espère que pour honorer ces grands rendez-vous avec l’Histoire, le Conseil régional d’Ile-de-France, prélude à la victoire de Mme Anne HIDALGO aux présidentielles de 2022, reviendra au bon endroit.

«Je suis le dernier des grands présidents. Après moi, il n’y aura que des financiers et des comptables» avait dit François MITTERRAND, un grand seigneur de la politique habité par une âme littéraire. Dans son premier discours de président élu, M. MITTERRAND avait déclaré «il appartiendra à l’Histoire de juger». Pour les Français, François MITTERRAND est le meilleur président de la République ces 40 dernières années. Ceux qui ont pris le pouvoir, après lui, ne sont plus que des intendants et de vagues commis, des laquais du grand capital, peu visionnaires, sans grands desseins, oublieux des plus démunis. «Ils s’en prendront aux retraites, à la santé, à la sécurité sociale, car ceux qui possèdent beaucoup veulent toujours posséder plus, et les assurances privées attendent de faire main basse sur le pactole. Vous vous battrez le dos au mur» avait-il prédit.

Notre époque est marquée par une avancée des forces du Chaos. En effet, il n’a échappé à personne cette constante progression de la petite entreprise familiale LE PEN, ces politiques libérales dont un autre François, mais HOLLANDE, a été le promoteur, mais aussi cette grave trahison des valeurs républicaines du président Emmanuel MACRON qui entend célébrer, le 5 mai 2021, le 200ème anniversaire de la mort Napoléon, l’homme de Waterloo et sa Bérézina.

A bien des égards, en cette période de perte de valeurs et de repères et de résurgence des idées vichystes, François MITTERRAND qui a réconcilié la gauche et le pouvoir, sous réserve d’un «droit d’inventaire», suivant une formule de Lionel JOSPIN, nous manque, énormément. Pharaon bâtisseur, doté d’un sens aigu de l’histoire, il a profondément modifié la physionomie de Paris (Grand Louvre, Opéra Bastille, Musée d’Orsay, Institut Monde Arabe, Grande Arche, La Villette, La Très Grande Bibliothèque, etc.). François MITTERRAND avait régularisé les sans-papiers. Riche de talents littéraires, polémiste, habile, redoutable tribun, prince de la réversibilité, intriguant, avide de pouvoir et sans cesse en quête de lui-même, séducteur, parfois retors, machiavélique, cynique, mais nationaliste, fidèle en amitié et bienveillant, François MITTERRAND est initialement un provincial de droite devenu patron de la gauche.

«Je crois aux forces de l’esprit et je ne vous quitterai pas», c’est par ces mots énigmatiques et intrigants que MITTERRAND, l’agnostique et le mystique, adresse son dernier message à la nation française, le 31 décembre 1994. François MITTERRAND est mort le 8 janvier 1996. Il n’est pas allé au Panthéon ; il nous a fait le coup de Jarnac. «Dans le cimetière de cette ville reposent mes arrière-grands-parents, mes grands-parents que j’ai aimés, mes parents et dans les cimetières alentours les générations d’auparavant par ma mère qui était très Saintongeaise au point que l’on parlait chez moi très souvent par souci de rester fidèle à cette province le patois saintongeais. Mon arrière-grand-père Beaupré – je ne sais pourquoi on l’appelait Beaupré de son prénom – Beaupré Lorrain l’enseignait de la façon qu’il aimait c’est-à-dire à la fin des banquets, des mariages avec Burgaux des Marais dont il était l’ami au point qu’ils se sont attelés à un moment donné à une grammaire du Saintongeais. C’est vous dire que je me sens à l’aise à l’endroit où se trouvent mes principales racines» explique François MITTERRAND. «Je n’ai pas peur de mourir, mais j’ai peur de ne plus exister» dit-il.

Par conséquent, nous allons entretenir la flamme de cet extraordinaire héritage de François MITTERRAND. Aussi, que j’entends, d’ici le 10 mai 20211, moi aussi célébrer, à ma manière, l’appel à la résurgence des valeurs républicaines, pour le bien-vivre ensemble, dans le respect mutuel, pour que cela change, vraiment.

Paris le 8 janvier 2021 par M. Amadou Bal BA – http://baamadou.over-blog.fr/

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.