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Etat d’urgence : «C’est une loi qui sauve la population en cas de catastrophes naturelles ou sanitaires »

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 Le président du Groupe parlementaire de Benno Bokk Yaakaar, Aymérou Gningue, appelle l’opposition au calme et à savoir raison gardée par rapport à la nouvelle loi portant état de siège et état d’urgence.

Prolongations. La loi 69-29 du 29 avril 1969 modifiée et adoptée lundi par une écrasante majorité des députés de l’Assemblée nationale, continue de faire parler d’elle. La preuve, si l’opposition et la société civile continuent de crier au scandale avec les pleins pouvoirs octroyés au chef de l’Etat, le camp du Président notamment les députés de la majorité, y voit une avancée significative de la démocratie au Sénégal. DansunentretienavecDakaractu.com, le président du groupe parlementaire «Benno Bokk yaakaar», indique, au contraire, que le peuple vient d’être libéré, enfin, d’une loi dépassée. « Cette nouvelle loi adoptée à une très large majorité, apporte des retouches sur la loide 1969qui a tout de même, fait son temps. il y a, à présent, d’autres sortes de pandémies et de catastrophes naturelles qui peuvent s’abattre, à tout mo- ment, sur les populations. Comme le coronavirus qui fait des ravages. C’est pourquoi, le Chef de l’etat a saisi l’Assemblée nationale pour permettre au gouvernement de prendre des mesures dans la rapidité et à hauteur des situations du moment. Cette loi votée hier, s’appelle état d’urgence sanitaire et de catastrophes naturelles. C’est une loi qui sauve la population en cas de catastrophes naturelles ou sanitaires et vient renforcer la démocratie. La loi de 69 était très lourde. Aujourd’hui, les actions des forces de défense et de sécurité changent en cas d’état d’urgence et d’état de siège », a expliqué Aymérou Gningue. Selon lui, contrairement à ceux qui estiment que la loi relative à l’état d’urgence et l’état de siège est « dangereuse »pour la démocratie, c’est plutôt le contraire qu’elle apporte dans l’arsenal juridique du pays. « C’est très bien de permettre au Président de la république de doter le gouvernement et l’administration territoriale de moyens pour prendre des mesures partielles afin de lutter contre une catastrophe qui sévit dans une circonscription sans pour autant enfreindre les libertés individuelles et collectives des populations », a-t-il salué.

Libération

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