Après la perte de l’odorat et du goût, le coronavirus pourrait également entraîner des érections douloureuses et persistantes, ont révélé en juin dernier des médecins dans la revue «The American Journal of Emergency Medicine».

Après avoir développé les symptômes connus de la maladie, comme la fièvre, la toux et une détresse respiratoire aiguë, un patient français de 62 ans, hospitalisé à Versailles (Yvelines), a en effet été victime de priapisme, une érection persistante (plus de 4 heures) en dépit de l’absence de stimulation sexuelle.

DES CAILLOTS DE SANG NOIR

En temps normal, les corps caverneux se comportent comme une éponge, ils se remplissent de sang pour obtenir l’érection et se contractent pour empêcher le sang d’y pénétrer.

Mais dans le cas de ce malade, placé sous respirateur artificiel, le sang est resté bloqué dans les deux corps caverneux. S’il n’est pas traité à temps, ce dysfonctionnement peut causer des problèmes irréversibles sur la fonction érectile de l’homme.

Après quatre heures de compression, l’aspiration du sang du patient a révélé la présence de caillots de couleur noire, caractéristiques du priapisme dit à flux réduit, précise l’étude. Contrairement au priapisme à flux agrandi, causé par un problème artériel, le priapisme à flux réduit est dû à une occlusion du flux veineux.

Il est donc plus grave car il peut entraîner un arrêt complet de la circulation sanguine au niveau du pénis, explique Futura Sciences. Après une extubation sans complication, le patient a finalement pu retourner chez lui deux semaines plus tard et sans séquelles.

UN LIEN DE CAUSALITÉ ENTRE LE COVID-19 ET LE PRIAPISME ?

La formation de caillots dans des vaisseaux sanguins à la suite d’une infection au Covid-19 avait déjà été observée, notamment dans les veines de la jambe (phlébite) et les poumons (embolie pulmonaire), mais c’est la première fois qu’ils sont détectés au niveau du pénis d’un patient.

«Bien que les arguments en faveur d’un lien de causalité entre le Covid-19 et le priapisme, ainsi que le mécanisme ischémique du priapisme, soient très forts dans notre cas, de plus amples récits de cette nature contribueraient à renforcer les preuves», ont souligné les chercheurs.

Ils ont néanmoins ajouté que «cette urgence médicale devrait être reconnue par les professionnels de la santé et traitée promptement pour éviter des complications fonctionnelles immédiates et chroniques.»

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