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Droit à l’avortement: Ces 4 pays africains qui ont dit « oui »

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Au niveau mondial, un avortement sur deux est toujours clandestin selon l’OMS.  En Afrique, sur les 54 pays africains, seuls quatre autorisent l’avortement: la Tunisie, l’Afrique du Sud, le Cap Vert et depuis 2014, le Mozambique.

Avant la réforme, l’avortement dans ce pays d’Afrique de l’est était régi par une loi de 1886 datant de l’époque coloniale. Une législation archaïque qui prévoyait une peine de 18 ans de prison pour les femmes qui tentaient d’avorter.

Pourtant, l’Oms alerte sur la situation inquiétante de la pratique illégale d’avortement qui touche des milliers de femmes. Les risques d’infection à la suite d’un avortement clandestin restent parmi les plus élevés du monde en Afrique. Les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sont éloquents. Sur les 6 millions d’avortements estimés chaque année à travers le continent, seulement 3% se font dans des conditions médicalisées et sûres pour les femmes.

Dans 25 pays, l’avortement est autorisé si la vie de la mère est en danger, neuf pays incluant les cas de viol et d’inceste (Burkina Faso, Soudan, Zimbabwe, Cameroun, Bostwana, Ghana, Liberia, Namibie et Seychelles). En outre, dans 11 pays, l’avortement est légal en cas de malformation du fœtus (dont le Burkina Faso, le Botswana, Ghana, Liberia, Namibie et les Seychelles). 

Résultat, c’est en Afrique que le nombre d’avortements non sécurisés est le plus élevé (3 sur 4), avec les plus forts risques de décès (4,7% à 13,2% des décès maternels, et un taux de 520 décès pour 100 000 avortements à risque) selon l’Institut Guttmacher. Cet organisme estime à 8,2 millions les avortements pratiqués chaque année en Afrique sur la période 2010-2014, en raison de la croissance de la population des jeunes femmes.

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