Tout au long des six jours de son procès, Lamine Diack, dont les réponses parfois décousues et inaudibles ont rendu les interrogatoires laborieux, s’est surtout dépeint comme un leader ayant « universalisé » l’athlétisme. Il a bien concédé avoir donné l’ordre d’étaler les sanctions contre les athlètes russes, dont 23 étaient soupçonnés à cause de leur passeport biologique, mais c’était pour empêcher la faillite de l’IAAF, en sauvegardant les négociations avec un sponsor, la banque d’État russe VTB, et un diffuseur, la chaîne télévisée RTR, publique à l’époque, en vue des Mondiaux 2013 de Moscou.

Pour le reste, Lamine Diack, qui avait été décoré au Kremlin fin 2011, a réfuté avoir touché des fonds du pouvoir russe pour financer des campagnes politiques au Sénégal, contrairement à ce qu’il avait spontanément dit durant l’enquête, en évoquant 1,2 million d’euros. Et il a assuré qu’il ne s’était pas mêlé du travail de son fils.

Les avocats de Lamine Diack ont réclamé la relaxe, mais l’un d’eux, William Bourdon, a surtout demandé aux juges de ne pas envoyer le Sénégalais en prison, ni de l’empêcher « de mourir dans la dignité, embrassé par les siens, sur sa terre natale ». L’ancien patron de l’IAAF espère obtenir une levée de son contrôle judiciaire pour rentrer au pays, même s’il reste mis en examen dans le dossier sur les JO, où il sera bientôt entendu à Paris par la juge d’instruction.

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