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DJ Edouardo: un prédateur sexuel?

Ndèye Bijoux Diop se veut la voix des sans voix. Hier, devant la chambre correctionnelle, elle a nié les faits qui lui sont reprochés. Elle déclare : ‘’Ce que j’assume, c’est que j’ai fait des captures de nos conversations sur Facebook et les mettre sur ma page. La presse a repris les mêmes captures pour les utiliser dans ses articles. Les victimes de ce monsieur se sont manifestées et elles étaient nombreuses. J’ai eu l’idée de créer une page sur Facebook intitulée <>, et j’ai, par la suite, reçu plusieurs témoignages de filles qui ont été abusées par Edouardo. Ce monsieur que vous voyez est un prédateur sexuel et il est temps que ça s’arrête. Parmi ces filles, l’une d’elles a été violée à l’âge de 15 ans par Edouardo et a, par la suite, contracté une grossesse. Il n’a pas voulu reconnaitre l’enfant. Et c’est dans ces circonstances qu’elle a été reniée par sa famille. Elle vit actuellement au Maroc. Mieux, elle m’a même dit qu’elle était prête à faire un témoignage par écrit et faire passer à sa fille un test de paternité, pour les besoins de l’enquête. Je connais cet homme depuis plus de 20 ans. J’étais proche de sa fille, à cette époque. J’avais 15 ans et sa fille en avait 8. A chaque fois qu’il venait la récupérer chez sa mère qui était ma voisine, je les accompagnais quand ils prenaient le taxi. Et à chaque fois, il me laissait un billet de 5 mille et m’a, à plusieurs reprises, invitée chez lui, mais je n’y suis jamais allée.’’ Elle poursuit : ‘’J’étais en France, quand il m’a contactée pour me parler de choses obscènes. Il m’a dit qu’il avait une grosse bite et que j’étais plus belle que jamais. Je lui ai rétorqué qu’il voulait toujours me sauter, après 20 ans, et la conversation a fini en queue de poisson, parce que je l’ai insulté. Quelques semaines après, il a fait un appel vidéo avec un ami en commun du nom de Doudou Fall, pour s’excuser et je lui ai dit que j’allais porter plainte, une fois à Dakar. D. Fall m’a proposé, par le compte d’Edouardo, 5 millions pour me faire taire et j’ai catégoriquement refusé. Il a vu que je ne rigolais pas et m’a devancée devant la justice.’’ La dame déclare qu’elle n’a pas peur du regard de la société, ni de la presse et qu’elle représente toutes ces filles qui ont été abusées par Edouardo. Mais le célèbre Dj ne s’est pas laissé faire. Il a contre-attaqué, en soutenant que Ndèye Bijoux Diop ne cherche qu’à le plumer. ‘’Je ne prenais pas de taxi, comme elle le prétend. J’avais ma voiture. Je ne la connais pas. Je lui ai juste envoyé une demande d’ajout sur Facebook et elle a accepté et a engagé la conversation. Le premier message qu’elle m’a envoyé c’était : ‘Après 10 ans, tu veux me piner.’ J’avais compris qu’elle voulait une conversation chaude et je lui ai parlé de sexe. C’est sa méthode à elle. Selon les dires, je ne suis pas sa première victime. Elle a trainé beaucoup de personnes, en France et ici même au Sénégal, et les a accusées de viol. On a eu que deux conversations et, la première fois, c’était en 2012, la deuxième fois en 2019. Une fois, on avait rendez-vous pour affaire, mais elle ne s’est pas présentée et je lui ai envoyé un message lui disant qu’elle ne respectait pas sa parole. Je lui ai même dit qu’elle pouvait m’enlever de sa liste d’amis. Hier, j’ai appris qu’elle était venue à un mariage que j’avais organisé et elle a prétexté auprès de ma cousine qu’elle s’était trompée de mariage.’’ Suffisant pour que l’avocat de la partie civile dénonce la supercherie de Ndèye Bijoux Diop qui essaie de mettre en mal son client avec la société sénégalaise. ‘’Il n’est pas interdit de parler avec quelqu’un. La tournure de la conversation dépend des deux interlocuteurs. Mais T. Diop a terni la réputation d’Edouardo qui se retrouve tout petit à Dakar. Il a perdu presque tous ses contrats. Il demande de la condamner à telle peine qui plaira au procureur et réclame le franc symbolique’’. Mais, selon l’avocat de la défense, Dj Edouardo s’est auto-diffamé, puisqu’il a tenu des propos obscènes que son interlocutrice a publiés. S’il avait tenu des propos décents ou religieux, il n’aurait eu aucune gêne que ses conversations soient publiées. ‘’Au contraire, c’est ma cliente qui devait porter plainte pour agressions verbales’’, dit-il. ‘’Il n’aimerait pas que l’on dise ses propos, ni à sa femme ni à sa fille’’, a-t-il conclu, avant de demander la relaxe pure et simple. La décision sera rendue, le 10 septembre 2019

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