S'Informer devient un plaisir

Développement: Amadou Samba mise l’Indice de positivité

0

Le Directeur de la Coopération et du Partenariat à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) a participé à la rencontre de l’Infraweek, le rendez-vous majeur des professionnels du financement d’infrastructures, organisé chaque année par Paris Europlace et le ministère de l’Économie, des Finances. A l’issue de ce conclave, El Hadji Amadou Samba est d’avis que la clef du développement de l’avenir peut reposer sur l’Indice de positivité (IP). In extenso l’intégralité de sa déclaration.

«A l’Infraweek, j’ai rencontré une grande partie de l’écosystème de la haute finance internationale (IPC-WorldBank, European Investment Bank, HSBC, ASAFO & Co, Vauban, Meridiam, Wilkie, Paris Europlace, Standard chartered, S&P Global Raters, Linklaters, Ardian, Capital Markets, LTIA, InfraVia, STOA, Source, …).

Pour reprendre l’éminent Jacques ATTALI, PCA de Institut de l’Economie Positive, dans une des sessions, « les pays doivent travailler dans l’intérêt des générations futures.

Si nous ne comprenons pas cela nous continuerons d’investir dans les infra et enrichir tantôt des corrompus. »

La clef du développement de l’avenir peut reposer sur l’Indice de positivité (IP), difficilement calculable pour nos pays où les données ne sont pas toujours fiables.

Or, cela attirerait davantage d’investisseurs qui misent sur l’additionnellité pour permettre aux pays émergeants de résorber le gap d’infrastructures.

Il faut cependant relever qu’un paradoxe s’installe et que si un pays a un bon IP, il attire les investisseurs et ainsi les ressources financières iront aux meilleurs, pour pousser les pays à s’améliorer.

Par contre, il faut aussi relever qu’il faille accompagner le développement des autres pays, en cherchant à corriger les problèmes (un défi majeur).

Les pays africains doivent veiller à disposer d’investissement pouvant générer suffisamment de rentabilité pour sortir du cercle vicieux de la dette.

Les crises actuelles démontrent qu’il faut créer les conditions d’une prévision pour que les économies soient soutenables à tout point de vue.

La bataille sur la réglementation redémarre avec ce contexte de relance et elle sera rude entre les pôles tirés par les Etats-Unis, l’UE de l’autre et d’éventuelles nouvelles puissances (Chine, …).

J’estime que le vieux continent prendra conscience du rôle qu’il peut jouer avec le quotient démographique à l’horizon 2050, la jeunesse de sa population et toutes les perspectives qui s’offrent à elle si nous autres africains maîtrisons certains enjeux et défis (la corruption, les conflits, les ressources longue, l’innovation, la gouvernance, les infrastructures, le capital humain, …).

Les années à venir seront décisives pour tous les continents et nous avons l’obligation, hic et nunc, d’être cette génération appelée à dessiner l’avenir du monde, post Covid-19.

Cela est arrivé à bien des générations qui ont vécu des crises et problèmes majeurs.

N’est-il pas venu pour nous, le temps de le faire avec les meilleures pratiques et en capitalisant sur les réussites et aussi erreurs de nos prédécesseurs.

Si nous ne faisons pas attention, le gap sera davantage creusé.

Or, les prémices des prévisions offrent des scenarii dont certains sont favorables à l’Afrique.

Un avenir prometteur du Continent est possible, si les États s’unissent.

Cela ne veut nullement dire de renoncer à la souveraineté des pays mais juste harmoniser les bonnes pratiques, évoluer en communauté forte (renforcer l’Union Africaine ou la réformer si nécessaire).

Les investissements doivent aussi se faire de manière efficiente dans le domaine de l’éducation et de la santé en initiant un management des talents.

Une mise à niveau s’impose pour certains décideurs et la condition sine qua non est la lutte contre la corruption.

Elle est profonde et est arrivée à une maturité inimaginable dans certaines contrées.

Certains programmes et projets peuvent sembler bénéfiques alors qu’ils peuvent être soutenus par des intérêts crypto personnels.

L’Infraweek est le rendez-vous majeur des professionnels du financement d’infrastructures, organisé chaque année par Paris Europlace et le ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance. L’édition 2020 de l’Infraweek s’est déroulée du 5 au 9 octobre à Paris à Bercy. Cet événement sera organisé au format « hybride » digital et présentiel, en raison du contexte sanitaire actuel. »

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.