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Décès de Myriam Ndior: La toile sénégalaise « inconsolable »

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Elle était la mère de la toile sénégalaise. Pour ses abonnés et fans, la distinction n’avait pas sa place, c’est « fiston » ou « ma fille ». Pas de Mme Myriam, seulement Tata, Maman ou Badiène, peu importe la tranche d’âges des personnes qui la côtoyaient dans le monde virtuel.
Elle brillait telle une « claire de lune », faisant apparaître les plus belles étoiles des réseaux sociaux sénégalais. Sa simplicité et son humilité on eu droit sur les revers de la célébrité, elle est restait la même au de-là de la fiction, une personne entière.
Non, la célébrité ne lui pas ôté son humanisme, ni son humour encore moins le respect pour l’être humain. Pourtant elle était à la limite « acculée » par ses milliers d’enfants. Des terribles au plus doux, la «mère » se ménageait pour faire plaisir à tout un chacun.
Elle n’avait pas de « groupes », ou de « cercles » d‘ amis à qui elle réservait la part belle, ses Dm (messageries privées) et son mur étaient ouverts à qui veut, à volonté. Parce que, « tous ces gens sont mes enfants et je ferai du mieux que je peux pour les aider face à la dure réalité de la vie », me confiait-elle, dans sa voiture.
Ce sacerdoce, elle se l’ait infligé toute seule, juste pour faire plaisir à ses « enfants ». «Si je n’accompli pas ma mission en tant que mère, épouse et femme envers ces gens, quelle sera l’utilité de ma présence sur Facebook ? », me marmonnait-elle.
Voila une femme mariée, d’un âge mur, qui régulait les d ébats houleux entre internautes. Dans le respect et le « sutureu », elle savait guider une brebis égarée, recoller les morceaux entre de jeunes mariés et rassurer ceux qui ne croyaient plus à la vie.
Oui, elle le faisait avec une discrétion bruyante. Sans feu ni trompette, elle tendait la main à qui veut au risque de s’attirer des critiques. Mais droites dans ses botes, « maman » n’a jamais vaciller face à ceux là, parce que, m’expliquait-elle, tout ce qu’elle faisait c’était avec l’accord de son mari. Même à des heures nocturnes, elle « abandonnait » sa famille pour en sauver un « autre » en péril.
Cela, parce que sa capacité d’écoute avait ouvert des portes à des centaines de femmes et d’hommes en quête de conseils, d’écoute et d’orientation, loin du jugement et des critiques.
Aujourd’hui, les réseaux sociaux sénégalais ont mis leur drapeau en berne, pour saluer la mémoire d’une des leur, leur « Tata », partis à jamais pour l’ultime voyage, suite à une maladie.
Son visage doux et apaisant, son sourire sincère, sa beauté pure, scintillent sur Facebook, accompagnés de mots « agréables » qui caractérise Myriam Ndior.
Chacun entretenait une relation particulière avec « Maman », mais la douleur est une. Les mêmes mots reviennent sur chaque poste. Maman était une bonne personne.
Repose en paix !

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