Green 2000 qui a en charge d’exécution d’un marché de 25 milliards de F Cfa pour la mise en place de 4 coeurs de Domaines agricoles communautaires (Dac), sort de son silence. Son coordonnateur au Sénégal, Daniel Pinhassi, se confie à la suite de la publication du rapport de l’Inspection générale des finances (Igf). Sans porter de gants, il met le feu sur l’enquête.

« Nous avons signé un contrat avec le Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac) en septembre 2015, après deux ans de négociations. Le Prodac a développé  un concept qui s’appelle Dac, un programme qui permet aux producteurs de faire une agriculture moderne. Green 2000 a mis en place Agricultures  services and training center qui a été présenté ici à l’occasion d’une réunion avec le ministère de la jeunesse, du Directeur du Prodac d’alors, Jean Pierre Senghor.

Avant de signer notre accord technique, Prodac avait signé un accord de financement avec la société Locafrique. Je n’ai pas compris les premiers problèmes avec un retard de trois mois sur le premier virement constitué de l’avance de démarrage qui représente les 20 % du montant de 25 milliard de F Cfa. D’ailleurs, il n’était pas complet.

M. Pinhassi renseigne qu’à la signature du contrat, il y avait deux types de garanties dans le contrat. L’une était une garantie d’avance de 100% du marché et l’autre était une garantie de bonne exécution qui est de 5% des 25 milliards de F Cfa. « Nous n’avons pas déposé la dernière garantie. Il y a quelques semaines au moment des enquêtes de l’Igf, nous avons expliqué qu’il s’agit d’une garantie de banque internationale et c’est ce schéma qu’on présente partout où nous avons déposée et c’est deux ans après que le ministre des Finances nous a signifié que cette garantie n’est pas suffisante. Donc, pendant tout ce temps, personne n’a rien dit, alors qu’on était payé. Nous n’avons jamais reçu les 5% sur un seul site. Et c’est cinq mois plus tard que les avances pour les autres sites ont été bouclées. J’avais l’option d’attendre que tout soit fait pour exécuter conformément aux termes du contrat », informe le coordonnateur de Green 2000 au Sénégal, Daniel Pinhassi.

Il a par ailleurs fustigé le comportement de l’Igf. Pour lui, l’Igf ne comprend pas le contrat. « Dans notre contrat, c’est très clair. Le paiement de démarrage se fait avant. Nous avons fait l’étude, présenté un plan d’exécution avant de démarrer le projet, avant le deuxième paiement. Nous avons reçu 57% de la valeur totale, soit à peut près 14 milliards F Cfa. Il reste 11 milliards de F Cfa sur les 25. Mais, ce n’est pas mon problème et on ne peut pas le faire sans un autre paiement. Actuellement, il y a deux factures qui ne sont pas payées. Je continue le projet à 100%. Le paiement, c’est 77% après la dernière facture payée cette semaine ».

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