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Dakar-Conakry : une mafia autour d’un trafic de faux médicaments démantelé

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Tous les moyens sont bons pour se faire de l’argent. Cette assertion, Abdou Barry l’a appliquée à la lettre et… à ses dépens. Mêlé dans une histoire de trafic de médicaments, il a comparu hier, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar. Il est poursuivi pour usurpation de fonction, mise en danger de la vie d’autrui, faux et usage de faux. S’il a écopé d’une peine d’emprisonnement de deux ans dont deux mois ferme, son coprévenu Abdoulaye Sow, a qui était reproché les mêmes chefs, a bénéficié d’une relaxe.

Avec une ordonnance qui contient la signature et le cachet d’un pharmacien, Abdou Barry se procurait des médicaments subventionnés par l’État, pour les revendre plus chers dans la sous-région.

Pourtant, face aux juges, Abdou Barry a contesté les faits. En détention préventive depuis le 8 novembre dernier, il renseigne que c’est son grand frère qui l’a mis dans ce pétrin. ‘’Celui qui m’a remis l’ordonnance a pris la fuite. C’est mon grand frère. Je n’ai pas fait l’école. Je ne comprenais rien’’, a-t-il expliqué. «’’Je suis venu au Sénégal depuis deux mois. Je vends des sachets d’eau. Mon frère est au Sénégal depuis longtemps. C’est lui qui me donnait aussi de l’argent. Il revendait les médicaments’’, s’est-il défendu.

Malgré ses dénégations, les déclarations de son coprévenu l’enfoncent.

En effet, selon Abdoulaye Sow, Barry a sollicité ses services pour qu’il fasse ses courses. ‘’Je suis conducteur de thiak-thiak. Abdou Barry m’a trouvé à l’arrêt (Patte d’Oie, avant de me demander de le déposer à Yeumbeul. Une fois sur les lieux, il m’a demandé de l’attendre avant d’entrer dans la pharmacie. Avant notre arrestation, j’ai eu à le conduire dans d’autres pharmacies (Liberté 6, Ouakam, Pikine)’’, a-t-il relaté.

À la suite du maître des poursuites qui avait requis l’application de la loi, Me Michel Ndong a sollicité une application bienveillante de la loi pénale. ‘’Ce sont en réalité des victimes. Les médicaments sont excessivement chers. Ils ont été utilisés. Les véritables coupables ne sont pas là’’, a souligné la robe noire.

Malheureusement, l’avocat n’a pas pu tirer d’affaire Abdou Barry qui, en sus de sa peine ferme de prison, est contraint de payer une amende ferme de 500 mille francs CFA.

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