13h 17mn. Le quai de pêche de Yoff vit au rythme du brouhaha quotidien. Ici le temps semble s’arrêter. L’endroit est animé par le bruit des vagues et les marchandages entre mareyeurs et commerçants. A ce décor vient, s’ajouter l’odeur  « toxique » distillée sur le long du quai par les agents du service d’hygiène. Ils sont venus désinfecter les lieux, sur décision de la mairie de Yoff. Obligeant par ricochet  aux commerçants et clients à « se rassembler ». Aucune mesure préventive n’est respectés. 

Le hic, c’est qu’ici, les gens semblent oublier qu’il y a le Coronavirus qui se propage à grande vitesse dans le pays, avec plus de 244 cas recensés depuis le début de la pandémie au Sénégal.  Aucune mesure préventive n’est respectée.

Pour permettre à la mairie de « purifier » la plage, commerçants, clients, marchands ambulants, charretiers et clients se sont entassés. Rares sont les personnes qui ont un masque sur le visage ou utilisent des gants.

Le rassemblement est donc inévitable, car personne ne souci de respecter la distance d’’un mètre recommander pour se prémunir du #Covid19. Au contraire, chacun s’adonne à son activité dans un cercle dense.

« Je ne veux pas salir mes gants et mon masque, je les économise »

«C’est difficile de respecter les mesures d’hygiène dans le cadre qu’on évolue. On oubli même parfois qu’il y a un virus qui se propage », avoue Mbéngué, écailleuse de poisson. Pourtant elle est consciente du danger qui la guette. «Je sais que c’est risqué de travailler sans masques et ni gants, mais je ne veux pas les salir, je préfère les économiser et les utiliser très peu», informe-t-elle.

A l’écouter, il est important de se poser la question à savoir à jusqu’où ces personnes, qui vivent au jour le jour sont prêts à aller pour subvenir à leurs besoins. Qu’ils soient commerçants ou mareyeurs, ils sont obligés de sortir de chez lui pour vivre.

« Mourir du Coronavirus m’est plus digne que de mourir de faim en restant à la maison »

« Je ne peux pas rester à la maison, mourir dehors me parait plus digne que de voir ma famille mourir de faim », justifie Moussa, marchands ambulants. « Certes la maladie est là, mais mon statut de goorgorlou ne permet pas de me payer des gants, un masque et une bouteille de gel antiseptique. Tout ce que je peux faire, c’est respecter le couvre-feu et me laver les mains une fois à la maison », estime-t-il.

Le Sénégal a enregistré ce mercredi 7 nouveaux cas positifs de Covid19 dont 5 cas issu de la transmission communautaire. Une « bombe » qui peut exploser à tout moment. A ce jour, il y a eu 244 personnes testés positifs au coronavirus dont 113 guéri, é décès et un évacué.

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