Les domiciles et les bureaux d’Olivier Véran, ministre de la Santé et de Jérôme Salomon, directeur général de la santé ont été perquisitionnés dans le cadre de l’information judiciaire ouverte par la Cour de justice de la République le 3 juillet dernier sur la gestion de la crise du Covid-19. L’ancien Premier ministre, Édouard Philippe, l’ancienne ministre de la Santé, Agnès Buzyn, l’ancienne porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye sont aussi concernés par ces perquisitions. Et cela tombe au plus mauvais moment pour le gouvernement

Emmanuel Macron voulait hier soir remettre de la clarté dans l’action du gouvernement contre le Covid-19. Quelques heures plus tard, le message passe à la trappe. La communication de l’exécutif est désormais brouillée par ces perquisitions. La conférence de presse prévue cet après-midi pour détailler le couvre-feu est parasitée.

Compliqué pour Olivier Véran de défendre sa stratégie face au virus quand la justice cherche à savoir s’il a commis des erreurs. Difficile pour le Premier ministre, Jean Castex, d’appeler les Français à la responsabilité quand l’autorité du gouvernement est fragilisée.

Le travail de pédagogie va être encore plus laborieux : comment convaincre la population de faire de nouveaux efforts alors que l’exécutif est dans le viseur de la justice ?

Le gouvernement voulait montrer aujourd’hui qu’il ne se laisserait pas dépasser par la deuxième vague. Le voilà rattrapé par sa gestion de la première vague. Dans le cabinet d’une ministre, on minimise. « C’est la suite logique des plaintes, il n’y a pas de surprise », assure un conseiller tout en reconnaissant un « mauvais timing ».

RFI

 

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