Dieu est grand, mais le nouveau coronavirus n’est pas petit. Balayant tout sur son passage, il s’impose comme le seul sujet qui vaille, en ces temps qui courent. Petits commerçants, industriels, magnats du secteur touristique, tous sont passés  à la trappe. Même le monument Famara Ibrahima Sagna, appelé de sa longue retraite  retraite pour présider le Comité de pilotage du dialogue national (Cpdn), n’a pu échapper au diktat de la Covid-19. Obligés de se soumettre au calendrier de la pandémie, lui et son staff ont tout bonnement annoncé la suspension des travaux dans le cadre du dialogue national.

Dans un communiqué signé le 20 mars, ils se résignent : « Face à la situation actuelle due à l’épidémie causée par le coronavirus, et suite aux différentes mesures  arrêtées en vue d’y remédier, je vous informe que les travaux des commissions thématiques du Cpdn seront momentanément suspendus à compter de lundi 23 mars 2020 et jusqu’à nouvel ordre ».

Ainsi, le dialogue est envoyé aux calendes grecques. Ses dirigeants, renvoyés au chômage technique par le nouveau coronavirus. Et pendant que certaines parties prenantes poursuivent le dialogue direct, au palais, avec le patron des patrons, Macky Sall, Famara et son staff se tournent les pouces au 10è étage du Building administratif El Hadj Mamadou Dia. Refusant ainsi de mourir à cause de la pandémie.

Dans le communiqué de suspension, le Président déclame : « Au cours de cette suspension, tous mes collaborateurs et moi-même, nous tenons à toutes fins unitives à votre disposition au siège du Cpdn ». Mais juridiquement, Famara et Cie peuvent-ils toujours se targuer de la légalité pour poursuivre leurs travaux ? En tout cas, si l’on se fie au décret n°2019-1110 portant et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Comité de pilotage du dialogue national, le Cpdn ne peut exister au-delà de ce mois de mars 2020.

En effet, il est du ressort de l’article 7 du décret susmentionné que le Comité de pilotage du dialogue national a été institué pour mourir au bout de trois mois. Ledit article précise : « A la fin de sa mission, qui ne peut excéder trois mois, à compter de son installation, le Cpdn sommet au président de la République un rapport contenant les conclusions du dialogue national ».

Pour sa part, Déthié Faye, Coordonnateur du pôle des non-alignés, estime qu’il est hors de question de penser que les travaux du dialogue national seront rendus caducs par le vilain virus. Pour lui, le Président de la République, qui avait institué ce dialogue, va forcément leur donner les moyens légaux de mener à terme leurs travaux.

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