L’absence d’outils évaluatifs de l’effectivité des politiques foncières, est à l’origine de nombreux conflits fonciers.  Il  est  noté  une faible maitrise des assiettes foncières. Aussi, au Sénégal le suivi – évaluation des politiques et programmes fonciers demeure le talon d’Achille des organisations de la société civile. Ceci explique la pauvreté et la vétusté des statistiques dans les nombreux secteurs du foncier, en particulier sur l’accès des femmes au foncier ou encore l’efficacité des cadres légaux réglementaires. Dans  ce  sillage, CICODEV Afrique et la « Civil Society Platform » (CSP) en partenariat avec la Coalition Internationale pour l’accès à la Terre (CIT) ont entrepris de réaliser une étude dans le but d’aider à développer la compréhension et la maîtrise des différents outils de suivi-évaluation des politiques, lois et programmes fonciers par les acteurs du foncier.

Et pourtant  les décideurs africains se sont « engagés à donner la priorité aux processus d’élaboration et de mise en œuvre de la politique foncière dans nos pays et de s’assurer que les lois foncières permettent un accès équitable à la terre et aux ressources foncières pour tous les utilisateurs de la terre notamment les jeunes et les groupes vulnérables».  « Depuis lors, plusieurs instruments de politiques foncières pour  une meilleure gouvernance des ressources foncières du continent, ont été adoptés successivement » note-t-on  dans  le communiqué de la CICODEV rendu public. Il  s’agit   poursuit  le  document  des principes directeurs sur les investissements fonciers à grande échelle (2014) et la recommandation aux Etats d’attribuer au moins 30% des terres documentées aux femmes. Justement, sur ce dernier point, il convient de noter qu’au Sénégal, les femmes ne détiennent que 13% de la superficie des terres en agriculture pluviale et la situation est pire en culture irriguée. Par exemple, dans la Vallée du Fleuve Sénégal seulement un quota de 10% est alloué de manière non formelle, c’est-à-dire en dehors de toute législation, à des groupements de femmes.

Au total, l’étude menée par CICODEV et ses partenaires africains porte sur 9. «  Le premier intérêt de l’étude est de présenter l’inventaire d’outils qui ne sont pas toujours connus de la majeure partie de nos organisations. Le second réside dans l’analyse des outils à l’effet de faciliter le positionnement de la société civile sur les défis liés au suivi de l’effectivité des politiques foncières en Afrique ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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