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Condamné pour plusieurs Chefs d’accusation: Donald Trump saura-t-il garder son électorat ?

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L’inculpation de l’ancien Président américain Donald Trump est au cœur de l’actualité internationale. Pour la première fois de son histoire, les États-Unis pourraient avoir un candidat à l’élection présidentielle reconnu coupable de 34 chefs d’accusation.
L’ancien Chef d’État américain Donald Trump, qui aspire à occuper, de nouveau, le fauteuil présidentiel, a été accusé, le 30 mai, à New York, de 34 chefs d’accusation. Il lui est reproché, entre autres, de falsification de documents pour éviter un scandale sexuel. Il aurait usé de faux pour dissimuler un paiement destiné à l’actrice de films pornographiques Stormy Daniels.

En attendant le verdict qui sera prononcé, le 11 juillet prochain, le milliardaire républicain, qui pourrait affronter le démocrate Joe Biden, lors de l’élection présidentielle du 5 novembre prochain, ouvre une nouvelle page de l’histoire politique américaine.
« C’est une première aux États-Unis. Il est le premier ancien Chef d’État à être condamné au pénal. Même si on l’envoie en prison, il pourra toujours rester candidat à la présidentielle. Il n’existe aucune disposition légale, dans la Constitution, qui l’empêche de se lancer dans la course pour la Maison-Blanche », explique Ousmane Sène, Directeur du Centre de recherches ouest africain (Croa-Warc) et spécialiste des questions américaines.

Si l’éligibilité de Trump n’est aucunement menacée par cette condamnation, il reste à savoir, selon les explications de M. Sène, s’il va être emprisonné ou bien bénéficier d’un sursis. « On peut le mettre à l’épreuve en lui accordant un sursis. Plusieurs possibilités peuvent s’offrir à lui. Même si les différents jurys le condamnent à l’unanimité, ils ne pourront pas compromettre ses chances d’être candidat à la prochaine élection présidentielle », précise notre interlocuteur. Il s’y ajoute également, selon les experts, que l’ancien Président américain peut faire appel avec une procédure qui peut durer une année ou être accélérée.

Mais, saura-t-il, pour autant, garder son électorat ? À cette question, le spécialiste des questions américaines, apporte des éclairages. « Les Américains, dans leur ensemble, peuvent être rigoureux dans le choix du locataire de la Maison-Blanche, mais il faut reconnaître que ceux qui sont derrière Trump sont des endurcis, des doctrinaires. Ils le prennent pour un messie », explique le Professeur Ousmane Sène.

Toujours est-il que ce qui se passe est sans précédent. « Des Présidents ont eu maille à partir avec la justice, mais c’est la première fois qu’un tel scénario se produit. Donald Trump est particulier. C’est un candidat et un Président atypique. Son style excentrique lui confère déjà une certaine spécificité », ajoute notre interlocuteur.

L’ancien Président américain, par ailleurs candidat à la prochaine élection présidentielle et passible d’une peine de prison d’État qui peut aller à 20 ans maximum, a connu d’autres déboires judiciaires. Il avait été accusé d’avoir tenté d’inverser les résultats de l’élection de 2020. Mais, il s’était tiré d’affaire vu que la Cour suprême avait annulé une décision de la justice du Colorado de le rendre inéligible dans cet État du Nord-Ouest.
Il risque d’être le second candidat à la présidentielle américaine à battre campagne depuis la prison, si jamais il écope d’une peine de prison ferme. En effet, le socialiste américain Eugene Victor Debs avait été emprisonné pour sédition pour son opposition à l’engagement de son pays dans la Première Guerre mondiale. Il n’a pas été élu, mais a pu récolter un million de voix lors des élections de 1920.

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