Trois semaines jour pour jour après le démarrage officiel de la campagne de commercialisation arachidière, c’est pas encore le rush dans les points de collectes dans le bassin arachidier. Une situation qui s’explique par la réticence de certains huiliers à l’instar de COPEOL Sénégal à s’engager dans l’opération .Il réclame 3 milliards de nos francs à l’Etat pour la subvention du prix au producteur de la dernière campagne . Un plaidoyer que mène l’ASPRODEB.

La région de Kaolack, plaque tournante de la production arachidière, à plus de trois semaine du lancement de la campagne de commercialisation arachidière, n’affiche pas encore l’effervescence habituelle des périodes fastes de la ‘’traite ‘’ de la graine oléagineuse. De longues files d’attente le long de la chaussée chez les trois huileries du département cachent mal un certain malaise du côté des opérateurs et des producteurs.

Le sentiment le mieux partagé chez les uns et les autres reste que la commercialisation arachidière a du plomb dans l’aile. L’argent, le nerf de la guerre serait responsable de ce vrai faux départ de l’opération qui devrait permettre de commercialiser une production estimée à 1400 000 tonnes.

« L’ASPRODEB avait signé un contrat avec COPEOL (une huilerie implantée à Kaolack) dans le but de faciliter la commercialisation. Mais faute de recevoir la subvention de 3 milliards de l’Etat pour la campagne 2016, l’unité industrielle ne pourrait pas acheter les 21700 tonnes prévues auprès de 30 000 producteurs que compte notre réseau » a souligné Cheikh Sall un des responsables de l’organisation faîtière des producteurs lors d’un point de presse dans la capitale régionale.

Un contrat sur trois ans entre les deux parties qui pourrait s’arrêter brutalement faute de ressources financières pour l’unité industrielle qui a repris les activités de trituration et de raffinage de l’ancienne NOVASEN. Selon les responsables de cette structure paysanne à défaut de l’intervention des pouvoirs publics on s’achemine vers une mévente record des graines oléagineuses.

« Cette situation fait l’affaire des spéculateurs qui investissent les marchés hebdomadaires pour proposer des prix nettement en dessous des 210 F homologués par le Conseil National Interprofessionnel de l’Arachide (CNIA). Ce serait catastrophique pour des producteurs qui ne comptent que sur cette culture pour survivre», accuse Amidou Diop, vice président de l’ASPRODEB, par ailleurs patron de la plus grande plateforme de producteurs arachidiers le CCPA.

A noter que du côté de certains opérateurs, c’est le taux d’abattement imposé par la SONACOS SA qui a été à l’origine du retard dans la mise en place de la campagne de commercialisation arachidière dans le Saloum.

Vieux Ndao

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