Le ministre de la Justice garde des Sceaux, Me Malick Sall a profité de sa présence à l’Assemblée nationale, lors de l’examen du vote de son budget 2020, pour mettre les points sur les i, concernant l’injonction du comité des droits de l’homme des Nations Unis. Pour le ministre de la Justice, le Sénégal n’a pas de problème avec qui que ce soit. Il a un problème avec le comité des droits de l’homme. « Nous avons des problèmes avec le comité des droits de l’homme. Parce que au-delà du cas Karim Wade, le comité des droits de l’homme s’est permis à nous faire des injonctions ». Toutefois, le garde des Sceaux qui était face aux députés de la 13 législature, explique à ces derniers pourquoi le Sénégal doit-il, le devoir de résister à « certaines pressions qui sont souvent le fruit de lobby ».

D’ailleurs, il invite les parlementaires à faire le choix s’ils doivent accepter cette pression ou résister, parce que dit-il, ils sont les représentants du peuple. Voilà ce que dit le comité : « L’Etat devrait étendre le champ d’application de la loi sur la parité afin qu’elle s’applique à l’ensemble de la fonction publique et prendre les mesures nécessaires pour rendre plus effective la parité homme-femme ». Et de poursuivre : « Le comité dit que le gouvernement du Sénégal doit abroger toutes dispositions contraire aux principes d’égalité homme-femme, notamment dans le code de la famille, y compris les dispositions relatives à la puissance paternelle, à la polygamie, aux droits successoraux, au choix du domicile conjugale, au délai de viduité et au consentement du mariage. Le comité est aussi préoccupé par les discours d’appel à la haine et à la violence véhiculées dans les médias, notamment par les personnes publiques, contre les personnes appartenant à des minorités sexuelles ou de genres et, à certains défenseurs de leur droit ».

Le comité, stipule Me Sall, « est également préoccupé par les allégations d’arrestations arbitraires, violations du droit à la vie privé, harcèlements et violences notamment par les agents de forces de l’ordre ». À ce titre, le comité est aussi préoccupé par le maintien de l’application de l’article 319 alinéa 3 du code pénal qui criminalise les actes sexuels entre personnes adultes consentantes du même genre du même sexe. Le comité dit que l’Etat doit prendre des mesures concrètes et urgentes pour s’attaquer à la campagne de haine contre les personnes du fait de leur orientation sexuelle et les personnes qui défendent leur droit y compris les organisations partenaires engagées dans la lutte contre le VIH Sida. Pour le comité, le Sénégal doit abroger l’article 319. Alinéa 3 du code pénal qui criminalise les actes sexuels entre personnes adultes consentantes en vue de réduire la stigmatisation des personnes concernées. Nous devons aussi transmettre des instructions claires aux forces de l’ordre », ajoute-t-il. 

Regardez….

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