Le climat des affaires (calculé sur la base des soldes d’opinions des chefs d’entreprises) s’est, en avril 2020, dégradé en variation mensuelle et s’est situé en dessous de sa moyenne de long terme. Selon la Direction de la planification et des études économiques (Dpee), cette situation reflète l’orientation défavorable des opinions des industriels, entrepreneurs de bâtiment et travaux publics et prestataires de services. Sur une base annuelle, l’indicateur a également perdu 9,5 points, en avril 2020.

Dans l’industrie, renseigne la Dpee, l’insuffisance de la demande (44%), l’approvisionnement difficile en matières premières (28%), la concurrence supposée déloyale (22%) et les difficultés de recouvrement des créances (22%) ont majoritairement constitué les principales contraintes à l’activité. Par ailleurs, le climat des affaires s’est tassé (-3,7 points) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, sous l’effet des orientations négatives des soldes d’opinion relatifs à la production et aux perspectives de production.

Concernant le sous-secteur des bâtiments et travaux publics, la Dpee note que les contraintes les plus citées par les entrepreneurs interrogés sont les difficultés de recouvrement des créances (67%), la concurrence supposée déloyale (33%), la fiscalité (33%), l’accès difficile au crédit (33%) et l’insuffisance de la demande (33%). Par ailleurs, le climat des affaires s’est affiché moins reluisant (- 10,5 points) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, en liaison avec les orientations défavorables des soldes d’opinion relatifs à l’activité générale et aux commandes (publiques et privées).

Au titre du sous-secteur des services, les interrogés ont majoritairement évoqué les difficultés de recouvrement des créances (63%), l’insuffisance de la demande (50%), la concurrence jugée déloyale (25%) et la fiscalité (25%) comme les principales entraves à l’activité, en avril 2020. En sus, le climat des affaires s’est dégradé de 3,5 points dans le sous-secteur, en rythme mensuel.

S’agissant du commerce, l’approvisionnement difficile en marchandises (67%), l’accès difficile au crédit (67%), les difficultés de recouvrement des créances (67%) et l’insuffisance de la demande (67%) sont les principales contraintes évoquées par les interviewés, en avril 2020. Toutefois, le climat des affaires s’est renforcé (+1,9 point) en rythme mensuel, sous l’effet de l’amélioration du solde d’opinion relatif aux perspectives de commandes.

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