Face à cet examen qui génère forcément un peu d’inquiétude, on vous aide à comprendre le compte-rendu médecin, avec le DPr.

En général, les médecins recommandent une première mammographie à 40 ans. Celle-ci permet de faire le point et de conserver une image de référence que l’on pourra consulter et comparer, plus tard, en cas de changement de la qualité des tissus dans un sein.

Mis à partir de 50 ans, les autorités sanitaires recommandent de faire une mammographie tous les deux ans, dans le cadre du dépistage organisé. En optant pour cette solution,les femmes bénéficient d’une double lecture, autrement dit leur radio est examinée par deux praticiens différents pour limiter au maximum le risque d’erreur de lecture.

Souvent, une échographie vient compléter la mammographie parfois moins lisible en raison de la complexité des tissus mammaires.

La première mammographie. Le rythme conseillé dépend de son âge, de son histoire familiale et médicale. À partir de 50 ans, l’examen est recommandé tous les 2 ans. Avant, c’est en cas de situation particulière évaluée avec le gynécologue (antécédents personnels ou familiaux de pathologie mammaire).

La densité du sein est importante. Le sein apparaît en partie transparent (zones graisseuses), en partie opaque, donc blanc sur le cliché. Quand les zones fibrokystiques sont nombreuses, on parle de sein dense (femmes jeunes). Plus on vieillit, plus le sein devient graisseux (moins de tissu glandulaire), donc transparent à l’image qui devient plus facile à interpréter.

C’est quoi les quadrants ? On divise le sein en 4 quarts (supérieurs, inférieurs, internes et externes) appelés quadrants, ce qui permet de donner des indications de localisation précise quand on veut signaler le lieu d’une anomalie. La zone dite rétro-aréolaire et celle située derrière l’aréole du mamelon.

Les anomalies. Lipomatose : une petite accumulation de graisse, sans aucun caractère suspect. Kyste calcifié : une indication, sans caractère de gravité, qui signale juste un ancien kyste . Microcalcifications : des etits points blancs sur l’image, qui peuvent correspondre à des débris cellulaires à l’intérieur des canaux galactophores (pour la lactation) ou à la sécrétion de sels calcaires par les cellules. Leur forme, leur taille et leur nombre sont étudiés pour déterminer si elles ont un caractère bénin (cas le plus fréquent) ou suspect d’un début de malignité.

Ca veut dire quoi ACR ? C’est le sigle correspondant à l’American College of Radiology, qui a établi la classification des anomalies que l’on peut voie à la radio et que tous les radiologues utilisent. cette classification apparaît en bas du compte rendu, pour chaque sein : elle va de ACR 1 à ACR 6. A noter : c’est une classification d’imagerie. Cela ne correspond pas à un stade de gravité des cancers.

La classification de l’ACR. ACR 1 : mammographie normale, aucune anomalie. ACR 2 : présence d’anomalies bénignes (kyste…) ne nécessitant ni examen complémentaire, ni surveillance particulière. ACR 3 : anomalie(s) probablement bénigne(s), à surveiller à court terme. Le délai conseillé de la prochaine mammographie est alors précisé, généralement 6 mois. ACR 4 : lésion indéterminée ou suspecte, qui nécessite une biopsie. ACR 5 : lésion évocatrice de cancer, impliquant une biopsie et/ou une exérèse (ablation chirurgicale). ACR6 : cancer prouvé par l’analyse histologique (après prélèvement).

Pourquoi faire aussi une échographie ? Dans le cadre du dépistage du cancer du sein, l’échographie fait souvent suite à la mammographie. Elle permet d’explorer des seins trop denses ou mal visualisés à la mammographie. C’est aussi l’examen de dépistage pour les très jeunes filles et pour les femmes enceintes.

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