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Burkina : Des manifestations devant l’ambassade du Sénégal, la raison ?

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La position du président Diomaye Faye le 31 mai dernier lors de sa visite à Ouagadougou pour le retour des pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) au sein de la Cedeao est vue au pays des hommes intègres comme un acte « de trahison », une négation du Panafricanisme.

Le Sénégalais bien apprécié au Burkina y perd un peu de sa côte d’estime. Ce mardi 25 juin 2024, des dizaines de Burkinabé ont ‘’assiégé’’ l’ambassade du Sénégal à Ouagadougou. Ils protestent contre une certaine ingérence des nouvelles autorités sénégalaises dans les affaires internes du Burkina Faso. Ces membres de la nouvelle Alliance des États du Sahel (AES), composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger, ne semblent pas digérer la position du Sénégal de rester au sein de la Cedeao tout en œuvrant pour la refonte de l’organisation sous-régionale. «Nous sommes devant les locaux de l’ambassade du Sénégal au Burkina pour dire deux mots à Diomaye Faye et à son acolyte. S’ils ont utilisé le mot Panafricanisme pour arriver au pouvoir, ils ne peuvent pas diriger nos peuples en les manipulant. Prendre la peau de l’agneau alors qu’à l’intérieur, on est la panthère qui va dévorer. Nous en tout cas, peuple burkinabé, nous sommes conscients, la manipulation ne passera plus. Soit Diomaye Faye et Sonko s’inscrivent dans la dynamique panafricaniste ou ils se taisent et laissent notre pays être dirigés par nos actuels dirigeants. S’ils s’amusent à s’ingérer dans nos affaires, nous allons fermer leur ambassade comme on a fait pour la France. Un pays africain qui veut jouer à la traitrise sera traité comme un traitre. Diomaye Faye et Sonko doivent prendre la dynamique de l’AES » a déclaré un manifestant devant l’ambassade du Sénégal au Burkina. « Nous voulons dire deux mots à Diomaye et Sonko. Prenez le chemin de la vérité. Si vous restez dans le faux, nous allons demander à la jeunesse sénégalaise de vous chasser du pouvoir » ajoute un autre manifestant. Les manifestants souhaitent que l’ambassadeur du Sénégal à Ouagadougou transmette l’information aux autorités sénégalaises à Dakar.

Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabé de l’Extérieur regrette le rassemblement co-organisé, le 21 juin 2024 à Dakar, par Amnesty international et la Coalition sénégalaise des Défenseurs des Droits Humains (COSEDDH). Selon le ministère, les préoccupations abordées relèvent de la politique intérieure du Burkina Faso. «Cette manifestation de toute évidence s’inscrit dans la poursuite de la logique de manipulation des opinions, adoptée par Amnesty international depuis la publication de son pamphlet du 24 février 2024 fondé sur des allégations mensongères de violations de Droits humains au Burkina. Elle est tout aussi indissociable de la campagne d’intoxication entamée par plusieurs médias occidentaux sur l’actualité au Burkina Faso et au Sahel, à un moment où des résultats probants sont réalisés sur le terrain», indique le ministère dans un communiqué parvenu à Seneweb. Le ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso rappelle à l’attention de la communauté internationale que, dansle contexte de la situation sécuritaire du pays, la rigueur et la discipline constituent les socles de survie de ce pays.

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