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Birmanie: une faction rebelle s’empare d’une base militaire, craintes de représailles

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Une des principales factions rebelles de Birmanie s’est emparée, mardi 27 avril, d’une base militaire près de la frontière thaïlandaise, faisant craindre un nouveau cycle de violents affrontements avec l’armée. Les tensions entre les militaires et certains des nombreux groupes ethniques armés du pays se sont amplifiées depuis le putsch du 1er février qui a renversé Aung San Suu Kyi.

Lors de ces affrontements, juste avant le lever du soleil, les soldats karen se sont emparés d’un campement militaire birman. Plusieurs soldats de la Tatmadaw, nom officiel de l’armée régulière, auraient alors été abattus et une réserve d’armes à feu confisquée.

Depuis le début du conflit, l’Union nationale Karen (KNU), forte de plusieurs milliers d’hommes, s’est placée en première ligne dans le combat contre la junte, allant même jusqu’à ouvrir des camps d’entraînement destinés à former la jeunesse des villes au combat. Elle assure abriter sur le territoire qu’elle contrôle au moins 2 000 opposants au coup d’État qui ont fui la répression.

Ce n’est pas la première fois que les soldats karen s’emparent d’une base militaire birmane. La dernière, c’était fin mars. La Tatmadaw avait répliqué avec des frappes aériennes contre des places fortes de ce groupe ethnique armé, une première depuis une vingtaine d’années dans cette région.

C’est donc la panique ce mardi chez beaucoup de villageois. On estime que près 25 000 personnes ont déjà fui les affrontements entre soldats karen et birmans, dont environ 3 000 auraient passé la frontière thaïlandaise.

Accord national de cessez-le-feu en 2015
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Depuis l’indépendance de la Birmanie en 1948, de nombreuses factions ethniques sont en conflit avec le gouvernement central pour obtenir plus d’autonomie, l’accès aux nombreuses richesses naturelles ou une part du lucratif trafic de drogue.

À partir de 2015, l’armée avait conclu un accord national de cessez-le-feu avec dix d’entre elles, dont la KNU. Mais plusieurs ont menacé de reprendre les armes face à la répression sanglante des forces de sécurité depuis le coup d’État.

Plus de 750 civils sont tombés sous les balles de la police et de l’armée ces trois derniers mois, d’après l’Association d’assistance aux prisonniers politiques (AAPP). Lundi soir, un commerçant a été touché par un tir mortel à la poitrine à Mandalay (centre), selon un secouriste.

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