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BBY-Diomaye : les premiers joutes verbales

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Le ministre de la Formation professionnelle et porte-parole du gouvernement a fait hier des menaces à peine voilées contre la majorité parlementaire.

Invité de l’émission Grand Jury de la Rfm, Moustapha Sarré a soutenu que le pouvoir ne craint pas une motion de censure parce que ce serait, dit-il, ramer à contre-courant de la volonté de la majorité du peuple. Si jamais des personnes cherchaient à faire tomber le gouvernement, prévient M. Sarré, ils auront en face l’opinion publique majoritaire puisque jamais dans l’histoire politique un projet n’a été plébiscité au 1er tour. Mais il pense que la majorité parlementaire ne commettra pas l’erreur de déposer une motion de censure. S’il n’y a pas de blocage, prévient-il, il pense que le chef de l’Etat ne va pas dissoudre l’Assemblée nationale, mais s’ils censurent le gouvernement, le Président Diomaye prendra ses responsabilités. Il a rappelé, par ailleurs, que le Premier ministre est en train de préparer sa déclaration de politique générale. La Constitution prévoit 3 mois, il s’agit d’un acte constitutionnel et le PM est en train de s’y préparer.

Cette sortie du ministre porte-parole du gouvernement n’a pas été apprécie par le président du Groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar, Abdou Mbow. Ce dernier qui prend acte de la volonté exprimée par le Premier ministre qui est conforme à la lettre de la Constitution, rappelle au porte-parole du gouvernement que la motion de censure fait partie de la panoplie d’instruments de contrôle de l’action gouvernementale dont dispose l’Assemblée nationale.

A ce titre, prévient le président du groupe parlementaire de BBY, sa mise en œuvre relève exclusivement de la compétence des députés qui apprécieront le contenu de la Déclaration de politique générale du Premier ministre, comme ce fut le cas de la motion de censure déposée par le groupe parlementaire Yewwi Askan wi lors de la Déclaration de politique générale du Premier ministre Amadou Ba. Dès lors, avertit Abdou Mbow, toute velléité de menaces sur les députés de Benno Bokk Yaakaar devient superflue, voire superfétatoire. Élus au suffrage universel direct, souligne-t-il, les députés de Benno Bokk Yaakaar invitent le gouvernement à respecter le principe de séparation des pouvoirs qui postule que chaque institution de la république s’occupe de ses propres affaires.

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